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Des cartes SIM à bas coût lancées sur le marché birman

02/08/2014 07:48 EDT | Actualisé 02/10/2014 05:12 EDT

Le groupe qatari des télécoms Ooredoo a commencé samedi à vendre de cartes SIM à bas coût en Birmanie, un lancement très attendu sur un des marchés de téléphonie les moins développés du monde.

Ooredoo et le Norvégien Télénor avaient remporté l'an dernier les deux premières licences de téléphonie mobile, dans le cadre d'un plan des autorités de doter une large majorité des quelque 60 millions de Birmans du téléphone d'ici 2016, contre seulement 10% aujourd'hui.

"Nous faisons l'histoire aujourd'hui", a commenté Ross Cormack, patron d'Ooredoo en Birmanie, lors d'une conférence de presse.

La vente de plusieurs millions de cartes SIM à 1.500 kyats (1,10 euros) a commencé samedi dans 6.500 magasins des deux plus grandes villes du pays, Rangoun et Mandalay, et de la capitale Naypyidaw.

Jusqu'alors, en dehors de cartes SIM bon marché vendus en nombre limité par l'opérateur public Myanmar Post and Telecommunication par l'intermédiaire d'une loterie, les Birmans devaient débourser 150 euros pour une carte. Un prix déjà moins exorbitant que sous l'ancienne junte où il dépassait les 750 euros.

Le réseau d'Ooredoo couvrira dans un premier temps principalement Rangoun, Mandalay, Naypyidaw, et leurs environs.

Des cartes SIM de l'opérateur qatari étaient déjà en vente ces derniers jours dans certains magasins ayant anticipé le lancement, et parfois à un prix plus élevés que prévu.

"J'ai acheté deux cartes SIM hier pour 5.000 kyats pièce. Ce n'est pas cher malgré tout si vous comparez avec ce qui était proposé avant", a commenté Khaing Moe, un étudiant.

Telenor a précisé à l'AFP que ses cartes SIM, au même prix de 1.500 kyats, seraient disponibles à partir de septembre.

Depuis la dissolution de la junte, le gouvernement quasi-civil a entrepris de spectaculaires réformes politiques et économiques, permettant la levée de presque toutes les sanctions occidentales et faisant naître l'espoir d'une relance de l'économie d'un des pays les plus pauvres de la planète.

La Birmanie, riche en ressources naturelles et forte d'une population de 60 millions d'habitants, aiguise également l'appétit des investisseurs étrangers.

Mais les potentiels investisseurs doivent également relever nombre de défis, des infrastructures insuffisantes à un environnement juridique incertain.

En raison de son origine qatarie, Ooredoo fait en outre face à un appel au boycott lancé en juin par des moines bouddhistes radicaux, qui avaient déjà appelé auparavant les bouddhistes à ne pas se rendre dans les magasins musulmans.

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