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Gaza: l'ONU demande la libération du soldat capturé, accuse le Hamas

01/08/2014 01:33 EDT | Actualisé 01/10/2014 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exigé vendredi "la libération immédiate et sans conditions" du soldat israélien capturé à Gaza et a mis en cause le Hamas dans la rupture du cessez-le-feu.

La rupture de cette trêve temporaire qui devait durer 72 heures "remet en question la crédibilité des assurances données par le Hamas aux Nations unies", souligne un communiqué de l'ONU.

Dans ce texte, M. Ban "condamne dans les termes les plus fermes la violation du cessez-le-feu (...) attribuée au Hamas". Mais il souligne en même temps que "l'ONU n'a pas de moyens indépendants de vérifier exactement ce qui s'est passé".

Il se déclare "choqué et très déçu par ces développements" et demande aux deux camps de "faire preuve du maximum de retenue et de revenir à l'accord sur un cessez-le-feu humanitaire de 72 heures", qui n'aura duré en fait que deux heures.

M. Ban demande aussi "à ceux qui ont une influence sur les protagonistes (du conflit) de tout faire pour les convaincre de respecter ce cessez-le-feu humanitaire".

Evoquant la mort de deux soldats israéliens et la capture d'un troisième, M. Ban estime que "cela constituerait une grave violation du cessez-le-feu, susceptible d'avoir de graves conséquences pour la population de Gaza, pour Israël et au-delà".

"De telles initiatives remettent en question la crédibilité des assurances données par le Hamas aux Nations unies", ajoute le texte.

M. Ban déplore aussi "une nouvelle escalade" dans le conflit et se déclare "très inquiet de la reprise des attaques israéliennes et de la mort de 70 Palestiniens" vendredi matin.

S'exprimant devant des journalistes, le secrétaire général adjoint aux affaires politiques Jeffrey Feltman a précisé que la mise en cause du Hamas par l'ONU était fondée "sur les informations les plus précises reçues par l'ONU, sur un nombre d'informations suffisant pour suggérer la fiabilité".

Il a rappelé que les deux camps avaient fourni à l'ONU "des assurances qu'ils respecteraient une trêve humanitaire de 72 heures".

Selon M. Feltman, le Hamas était au courant que cette trêve autorisait néanmoins l'armée israélienne à continuer à détruire les tunnels creusés entre Gaza et Israël. "Ce n'était une surprise pour personne", a-t-il affirmé.

Evoquant les discussions prévues entre Israéliens et Palestiniens au Caire, il a estimé "difficile de concevoir comment ces discussions pourraient désormais aller de l'avant".

Israël et le Hamas se renvoient la responsabilité de la rupture de la trêve, annoncée jeudi soir par M. Ban et le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

La Maison Blanche a dénoncé une violation "barbare" de l'accord par le Hamas.

Selon un responsable du Hamas au Caire, son organisation n'a pas mené d'opération après le début du cessez-le-feu.

avz/elm

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