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Bébé trisomique abandonné : 121 000 $ amassés pour la mère porteuse thaïlandaise

01/08/2014 11:27 EDT | Actualisé 01/10/2014 05:12 EDT
Hope for Gammy

Une vague de solidarité nommée #HopeForGammy a déferlé sur Internet après que l'histoire d'un bébé trisomique abandonné par un couple australien eut fait le tour de la planète.  

Depuis que les médias thaïlandais ont révélé l'histoire il y a dix jours, plus de 120 000 dollars ont été récoltés pour le petit Gammy, qui a été transporté d'urgence à l'hôpital vendredi pour recevoir des soins.

« On m'a demandé de porter l'enfant d'une famille qui ne pouvait pas en avoir », a révélé Pattaramon Chanbua au journal thaïlandais Thairath, le premier à avoir raconté son histoire.

Tout juste âgée de 21 ans, la jeune femme aurait été engagée par l'intermédiaire d'une agence, sans toutefois jamais rencontrer le couple australien. La jeune Thaïlandaise, déjà mère de deux enfants, devait recevoir près de 15 000 dollars en échange.

Ce sont finalement des jumeaux que Pattaramon Chanbua a eu, dont un atteint de trisomie 21, et d'un grave problème cardiaque. Le couple australien - resté anonyme - a choisi de repartir seulement avec l'autre enfant, une petite fille en parfaite santé.

Les mères porteuses en Thaïlande

L'histoire soulève des questions qui vont bien au-delà de celle du petit Gammy. De nombreux couples voyagent en Thailande pour utiliser ses cliniques de fécondation in vitro et des mères porteuses.

Mais si un flou juridique entoure la maternité de substitution en Thaïlande, elle n'est pas illégale.

« Une mère porteuse doit être une parente, avoir un lien de sang » avec les futurs parents et ne doit pas être payée, a insisté un responsable du ministère thaïlandais de la Santé, Tares Krassanairawiwong.

En Australie, une association qui travaille avec les gens atteints de trisomie 21 dit avoir « le coeur brisé » devant l'ampleur des conséquences qu'aura cet abandon pour le bébé. 

« Pour la plupart des gens qui vivent avec la trisomie 21, le plus gros défi est de faire face à la discrimination et les préjugés qui incombent à un tel diagnostic », peut-on lire sur leur site web.

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