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Qui est Weird Al Yankovic, n°1 des palmarès aux États-Unis et sujet le plus discuté du web américain? (VIDÉOS)

24/07/2014 06:05 EDT | Actualisé 24/07/2014 06:05 EDT
Casey Curry/Invision/AP
In this July 17, 2014 photo, “Weird Al” Yankovic poses for a portrait in Los Angeles. Billboard reported that Yankovic's “Mandatory Fun” debuted at No. 1 this week with more than 80,000 units sold. That’s almost double the amount his last album, "Alpocalypse," sold in its debut week in 2011. (Photo by Casey Curry/Invision/AP)

Vous n'avez jamais entendu parler de Weird Al Yankovic? C'est pourtant le sujet le plus discuté des réseaux sociaux américain ce jeudi. Il occupe même pour la première fois le sommet des palmarès avec son nouvel album parodique, Mandatory Fun, et d'après Billboard, ce n'est pas une surprise.

Ce nom ne vous dit toujours rien? Le chanteur sévit pourtant depuis plus de 30 ans, détournant les succès planétaires de Madonna à Nirvana. Vous avez déjà probablement entendu un des titres de «Weird Al» sans le savoir, commeEat It, visible dans le vidéorama en fin d'article, version revisitée du Beat It de Michael Jackson. Icône farfelue de la culture pop américaine passée maître dans l'art de la reprise potache, Yankovic est aujourd'hui un succès commercial discuté sur internet et dans les médias traditionnels.

Pour expliquer la réussite de Mandatory Fun, compilation de reprises qui s'est écoulée à plus de 100 000 exemplaires et qui est protégée par le fair use, les observateurs s'accordent sur un facteur; «Weird Al» a profité d'un matraquage numérique savamment orchestré.

Foil, détournement de Royals par Lorde:

En publiant quotidiennement pendant une semaine, un clip sur le web, Yankovic a inondé la toile de ses créations. Mieux, il a balayé très largement le spectre du web en utilisant des plateformes variées, du sérieux Wall Street Journal au plus funky College Humor en passant par les canaux classiques YouTube et Yahoo.

Tacky, reprise de Happy de Pharrell Williams:

Adoubé

Yankovic bénéficie aussi du soutien des artistes qu'il parodie. En 2011 Lady Gaga avait soutenu le détournement de Born This Way, Perform This Way, intervenant auprès de ses managers qui avaient préalablement refusé de le laisser faire.

Perform This Way:

Mandatory Fun n'est pas le premier album du chanteur qui a forgé son style à la fin des années 1970 et débuté sa discographie avec un single, My Bologna reprise de My Sharona de The Knack. En 2006, il sortait Straight Outta Lynwood, hommage au Straight Outta Compton de N.W.A. Alpocalypse suivait en 2011.

Nominé plusieurs fois aux Grammy Awards, «Weird Al» est devenu un rituel surfant aussi sur l'essor de MTV pour parvenir jusqu'aux oreilles des spectateurs américains. Sur Reddit, Yankovic expliquait que sa mécanique n'avait pas changé depuis les années:

«Je le fais depuis tellement longtemps, j'aime croire que je me suis amélioré au fil des années. Les synapses de mon cerveau se sont adaptées. Aujourd'hui, le challenge c'est de trouver de nouvelles manières d'être drôle et de me différencier des millions de personnes qui font déjà des parodies vidéos sur YouTube.»

Au Hollywood Reporter, il confiait vouloir abandonner le format de l'album: «Je suis plus un artiste de single. Si je devais me projeter dans le futur, je pense que je ne sortirais plus que des clips sur le web.» Le succès de Mandatory Fun le fera peut-être changer d'avis...

Découvrez quelques titres de Yankovic dans le vidéorama ci-dessous:

Weird Al Yankovic