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L'Afrique du Sud veut enrayer le déclin de son armée en cinq ans

23/07/2014 12:27 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

L'Afrique du Sud doit agir vite si elle veut enrayer le "déclin" de son armée qui souffre d'un manque de financement chronique, a estimé mercredi la ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula, qui veut développer en cinq ans une "capacité de défense limitée et durable".

Un rapport parlementaire publié en mars "reconnaît et écrit sans ambiguïté que la SANDF (l'armée sud-africaine, ndlr) est dans un état de déclin caractérisé par un fort déséquilibre entre ses compétences, une technologie vieillissante et l'indisponibilité de la plupart de ses principaux systèmes d'exploitation", a décrit la ministre.

"Nous n'avons pas d'autre choix que de répondre à l'urgence en mettant en place des plans pour enrayer le déclin ces cinq prochaines années. (...). Cinq ans, c'est moyennement la quantité de temps qu'il nous faudra pour développer une capacité de défense limitée et durable", a déclaré Mme Mapisa-Nqakula devant le Parlement.

"Notre mandat au cours des cinq prochaines années sera d'agir rapidement pour restaurer les capacités minimales requises pour protéger l'Afrique du Sud, protéger ses ressources maritimes et ses routes commerciales, et effectuer des missions de paix et des interventions humanitaires", a résumé la ministre, sans vraiment détailler son programme.

Son ministère va maintenant établir les mécanismes visant à donner des directions stratégiques" pour réformer l'armée, a noté Nosiviwe Mapisa-Nqakula, qui remarque qu'il ne s'agit pas seulement de lui donner d'avantage d'argent.

Le rapport parlementaire avait conclu en mars que l'armée sud-africaine "n'est plus en mesure de mener des opérations de combat majeures, ni d'assurer complètement les déploiements de soldats nécessaires à la protection des frontières sud-africaines en temps voulu",

Selon le rapport, les forces aériennes sud-africaines, sans doute parmi les mieux équipées du continent, demeurent "sous-financées de façon critique", la marine est sous "une sévère pression", les stocks de munitions "en voie d'épuisement", et l'armée --qui compte près de 100.000 soldats-- "subit une perte alarmante" de personnel qualifié".

liu/cpb/sba

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