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Gaza: le ministre palestinien des Affaires étrangères accuse Israël de crime contre l'humanité

23/07/2014 05:39 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

Le ministre palestinien des Affaires étrangères a accusé mercredi Israël de commettre des crimes contre l'humanité à Gaza lors d'une session extraordinaire à Genève du Conseil des droits de l'Homme, et exigé une enquête internationale.

"Israël est en train de perpétrer des crimes odieux. Israël détruit complètement des quartiers résidentiels. Ce que fait Israël (...), est un crime contre l'humanité" et "viole les conventions de Genève", a déclaré le ministre Riad Malki, largement applaudi par de nombreux ambassadeurs présents au Conseil.

"Israël, force d'occupation, cible depuis 16 jours les enfants, femmes, personnes âgées, et les prive de leur droit à la vie à travers des frappes. Il y a une incursion terrestre (...) et cela va entraîner des crimes contre des civils palestiniens, cela va entraîner des assassinats délibérés de civils", a-t-il ajouté.

"Israël détruit des quartiers résidentiels de manière complète, Israël a détruit 2.500 maisons. L'infrastructure a été détruite. Les forces israéliennes visent des centres médicaux à Gaza", a-t-il dit, soulignant qu'"Israël devrait rendre compte de ces crimes".

De son côté, le représentant israélien auprès du Conseil, Eviatar Manor, a accusé le Hamas de commettre des "crimes de guerre lorsqu'il tire des roquettes et missiles" sur les civils, "construit des tunnels (pour) attaquer des villages" et dissimule des munitions dans les écoles.

"Le Hamas porte toute la responsabilité des victimes gazaouies" et "M. Abbas devrait dissoudre son gouvernement pour montrer sa volonté de paix", a-t-il soutenu.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU tient mercredi une réunion extraordinaire pour étudier un projet de résolution présenté par la Palestine, demandant la protection internationale des Palestiniens et une enquête internationale d'urgence sur l'offensive israélienne.

Le projet de résolution demande aussi à la Suisse, en tant qu'Etat dépositaire des conventions de Genève - des textes fondamentaux du droit humanitaire -, d'organiser une conférence d'urgence sur la situation dans les Territoires occupés. Une lettre en ce sens, datée du 9 juillet, a déjà été envoyée par le président palestinien Mahmoud Abbas à Berne.

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