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Début des travaux à la mi-août sur l'Îlot Voyageur à Montréal

23/07/2014 08:17 EDT | Actualisé 23/07/2014 08:19 EDT
Patrick Bellerose

Les travaux de construction des appartements locatifs sur la partie nord de l’Îlot Voyageur, sur la rue Berri entre les rues Ontario et de Maisonneuve, débuteront à la mi-août, a confirmé le groupe Aquilini au Huffington Post Québec. La Société québécoise des infrastructures (SQI), responsable de la partie sud au nom du gouvernement du Québec, a pour sa part octroyé ses premiers contrats.

«Nous sommes en effet prêts à commencer les travaux sur la partie nord de l’Îlot Voyageur. Les travaux vont se faire sur la partie qui est déjà construite, mais inachevée», explique Jocelyn Lafond, vice-président des opérations pour le groupe Aquilini. Son groupe a acheté en juillet 2013 une portion de l’Îlot Voyageur au gouvernement du Québec pour la somme de 45,5 millions$.

Jocelyn Lafond précise que le début des travaux a été retardé par «deux petits pépins» en cours de route : un problème de «sol contaminé» ainsi que l’obligation d'inclure un lien entre le métro de Montréal et la gare d’autocars.

«Nous avons actuellement un petit pépin que nous avons, cependant, bon espoir de solutionner rapidement», dit-il, en référence au «corridor» qui doit exister – soit souterrain ou en surface - entre la gare d’autocars et le métro.

Le groupe Aquilini a obtenu son permis de construction par la Ville de Montréal en avril dernier. Sur le document, on peut lire que le projet prévoit, entre autres, «l’ajout de 2 étages aux 8 étages existants pour aménager 376 logements». Une «cage d’escalier et un ascenseur» sont également prévus dans les travaux estimés à plus de 25,8 millions$.

D’après le vice-président aux opérations, les travaux devraient s’échelonner sur 18 mois. À terme, l’édifice comprendra «625 logements locatifs», dit-il.

Pour ce qui est du nom du projet d’habitation, le vice-président des opérations précise qu’aucune décision n'est prise. «Le nom de l’Îlot Voyageur a passablement été entaché dans le passé, dit-il, ce qui fait que nous ne sommes pas encore certains que nous allons garder ce nom pour le projet.»

Bureaux pour l’Agence du revenu du Québec

Concernant la partie sud de l’Îlot Voyageur, appartenant au gouvernement du Québec, la SQI a procédé récemment «à un appel de candidatures pour les services professionnels pour l’élaboration du dossier d’affaires du projet», explique Karla Duval, porte-parole de la SQI.

«Les appels de candidatures sur base qualité pour les services professionnels ont mené à la sélection du consortium Ædifica – Daoust Lestage pour les services en architecture, du consortium Bouthillette Parizeau – Pageau Morel pour les services en génie mécanique et électrique puis de la firme SDK et associés pour les services en génie civil et structure», poursuit la porte-parole. Les professionnels débuteront toutefois leur mandat après avoir reçu l’approbation du Conseil du Trésor.

On se rappellera qu’en novembre 2013, l’ancien gouvernement péquiste avait annoncé en grande pompe la construction d’un immeuble à bureaux sur la partie sud de l’Îlot Voyageur. L’édifice devait prendre forme à l’angle de la rue Berri et du boulevard Maisonneuve, soit sur l’ancienne gare centrale d’autocars qui, elle, devait être démolie.

Estimé à 246 millions de dollars, le projet consiste entre autres à regrouper dans ces nouveaux locaux les quelque 2 500 fonctionnaires de l’Agence de Revenu du Québec. Le plan comprend aussi des locaux d’entreposage ainsi que la création d’espaces commerciaux.

D’après les informations de l’époque, les employés et les différentes divisions de l’Agence occuperaient des locaux locatifs répartis à travers une douzaine d’adresses à Montréal. En devant propriétaire des lieux, le précédent gouvernement estimait «économiser 40 millions de dollars au cours des 30 prochaines années.»

Une façon, avait dit l’ancienne première ministre Pauline Marois, de «redonner vie à l’Îlot Voyageur», laissé à l’abandon après le fiasco financier dans lequel l’Université du Québec à Montréal s’était enlisée avec la perte de plus de 300 millions de dollars. Une situation qui avait forcé Québec à acheter les lieux pour 20 millions de dollars en 2010.

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