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Afrique du sud: un dirigeant syndical assassiné (police)

23/07/2014 03:09 EDT | Actualisé 22/09/2014 05:12 EDT

Un dirigeant du syndicat radical sud-africain de mineurs Amcu a été tué par balles après que son nom eut été cité dans une enquête sur la tuerie policière dans la mine de Marikana, en août 2012, a annoncé mercredi la police.

Bongani "Bhayi" Mehlonkomo, secrétaire du syndicat, a été tué mardi, alors qu'il revenait de son travail à la mine de platine de Lonmin à Marikina, ont précisé la police et le syndicat.

"C'était un chef d'Amcu. Le syndicat est horrifié et profondément attristé par ce meurtre", a déclaré l'avocat d'Amcu, Me Heidi Barnes.

La semaine dernière, un mineur a témoigné dans une enquête policière que M. Mehlonkomo serait immpliqué dans les meurtres de policiers et de gardes de sécurité pendant les troubles d'août 2012 dans la mine de platine de Marikana.

La police avait tué 34 grévistes le 16 août, après une semaine d'accrochages intersyndicaux qui avaient fait 10 morts.

L'assassinat de Mehlonkomo est le dernier d'uns série de meurtres dans la région agitée riche de platine au nord-ouest de Johannesburg, qui est touchée par des guerres intestines entre Amcu et le NUM (Union nationale des mineurs).

Depuis le début d'une enquête sur le bain de sang, des dizaines de personnes - dont des témoins- ont été tuées, notamment au moins sept responsables des deux syndicats.

Dali Mpofu, l'avocat qui représente les mineurs blessés et arrêtés pendant les incidents, a dit que le meurtre de M. Mehlonkomo pouvait être lié à sa mise en cause par le témoin de la police, identifié seulement comme "Monsieur X". Mr X a témoigné à travers une video et son identité est gardée secrète.

"Il y a une inquiétude grandissante parmi les gens que je représente", a déclaré Me Mpofu.

"Leur crainte, c'est que ceux qui ont été impliqués par erreur pensent leurs vies menacées. Ils sont menacés. Ils sont vulnérables", a-t-il ajouté.

En raison de ces assassinats, le chef de la commission d'enquête, le juge d'appel à la retraite Ian Farlam, a relancé les appels à plus de présence policière.

"Il y a déjà un grande nombre de tués dans cette saga de Marikana", a-t-il déploré mercredi.

jcm/jmc

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