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Colombie: les guérillas rappellent au Parlement sa "responsabilité historique"

22/07/2014 12:46 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

Les chefs des deux guérillas colombiennes, qui ont ouvert un dialogue avec le gouvernement de Bogota, ont rappelé mardi au Parlement sa "responsabilité historique" afin de parvenir à la paix, après un demi-siècle de conflit armé.

Le dirigeant des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Timoleon Jimenez, et celui de l'Armée de libération nationale (ELN), Nicolas Rodriguez, ont adressé une lettre commune aux parlementaires, investis dimanche dernier.

"La période législative qui commence le 20 juillet confère aux parlementaires la responsabilité la plus historique, celle de tenir session à un moment décisif pour la paix", écrivent-il.

Fondées dans les années 60, les Farc et l'ELN sont les dernières guérillas communistes encore en activité en Colombie, avec respectivement 8.000 et 2.500 combattants, selon les autorités.

Le gouvernement de Juan Manuel Santos a ouvert des négociations, qui se déroulent à Cuba, depuis novembre 2012 avec les Farc. Réélu en juin pour un second mandat, il a aussi récemment annoncé l'ouverture d'un processus de paix avec l'ELN, qui reste pour l'instant dans une phase exploratoire.

"La réconciliation est en train de frapper aujourd'hui aux portes de la Colombie et elle exige des changements structurels qui vont diminuer progressivement le plus long conflit armé" de la région, poursuivent les chefs rebelles, exhortant les parlementaires à oeuvrer pour "toute la société" et non pour "les minorités privilégiées".

De son côté, M. Santos avait appelé dimanche à un "Parlement de la paix" et à "laisser derrière le poids de la guerre et de la haine".

Le conflit armé colombien a fait en cinquante ans plusieurs centaines de milliers de morts, mêlant l'armée à des guérillas, des milices paramilitaires d'extrême droite - officiellement dissoutes depuis 2006 - ainsi que des bandes de narcotrafiquants.

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