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Canada: expulsion de 20 Hongrois accusés d'esclavage

22/07/2014 03:26 EDT | Actualisé 21/09/2014 05:12 EDT

Le Canada a annoncé mardi l'expulsion de 20 Hongrois accusés de diriger un réseau criminel favorisant l'immigration de compatriotes qui étaient ensuite maltraités et forcés de travailler pour leurs passeurs.

Les Hongrois renvoyés dans leur pays d'origine étaient membres "du réseau criminel Domotor-Kolompar", du nom de la famille impliquée, et ont été reconnus "coupables de traite de personnes", indique un communiqué du ministère fédéral de la Sécurité publique.

Le réseau démantelé opérait à Hamilton, dans la région de Toronto (sud du Canada). Les victimes, des indigents, étaient séduites en Hongrie par "la promesse d'une vie meilleure et d'un emploi". A leur arrivée au Canada, "elles ont plutôt été forcées de travailler illégalement et de vivre dans des conditions misérables sans la nourriture adéquate, en plus d'être fréquemment intimidées ou attaquées", selon le gouvernement canadien.

La dernière expulsion remonte au mois de mai et, en plus des 20 personnes renvoyées, deux autres ont aussi été "reconnues coupables de crimes liés à la traite de personnes".

"Notre gouvernement continuera à prendre des mesures radicales pour lutter contre la traite de personnes sous toutes ses formes", a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.

Selon le quotidien The Globe and Mail, l'enquête a été lancée en décembre 2009 après une plainte déposée par l'une des victimes du réseau. Le nombre total de personnes abusées n'a pas été précisé.

Selon la police, les victimes vivaient dans le sous-sol des tortionnaires qui les nourrissaient, souvent une seule fois par jour, avec des restes. Les membres du réseau criminel ne les perdaient jamais de vue et les faisaient notamment travailler sur des chantiers de construction.

Les Hongrois n'ont pas besoin de visa pour visiter le Canada et face à l'explosion des demandes d'asile, surtout provenant de la minorité rom, Ottawa avait modifié ses lois en 2012 en jugeant que la Hongrie étant un État démocratique, l'asile ne pouvait être demandé.

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