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Le patron de la police de Tianjin sous enquête pour corruption

21/07/2014 04:15 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

Le chef de la police de Tianjin a été placé sous enquête pour corruption, troisième haut responsable des forces de l'ordre de la grande métropole portuaire à tomber pour des faits similaires, a annoncé le Parti communiste chinois (PCC).

Wu Changshun, 60 ans, directeur du Bureau de la sécurité publique de la ville, fait l'objet d'une enquête pour de "graves violations de la discipline", a annoncé lundi sur son site la Commission centrale d'inspection de la discipline (CCID)du PCC, la police interne du parti unique.

La référence aux "violations de la discipline" désigne habituellement des faits de corruption, contre lesquels la direction du PCC et de l'État ont engagé depuis l'an dernier une campagne qui s'est soldée par des limogeages et des condamnations spectaculaires.

Wu Changshun, qui avait commencé à la circulation, était également vice-président de la Conférence politique consultative du peuple chinois (CPCPC) de Tianjin, une instance représentative sous contrôle du PCC.

La police interne du PCC dispose de pouvoirs quasi illimités et peut interroger tout suspect dans un lieu tenu secret et sans aucun contact avec l'extérieur durant six mois et sans passer par l'instance judiciaire.

Le précédent chef de la police de Tianjin, Song Pingshun, s'était suicidé en juin 2007 après son inculpation pour corruption à la suite d'une enquête dans les milieux judiciaires de la métropole, a rappelé la presse officielle.

Song Pingshun avait fait profiter sa maîtresse de ses largesses financières obtenues grâce à sa position, indique-t-on de même source.

Un an plus tôt, en 2006, le chef adjoint de la police de Tianjin et premier procureur de la ville, Li Baojin, avait été condamné à mort avec sursis --peine commuée ensuite en prison à vie-- pour avoir encaissé des pots-de-vin et détourné des fonds.

Au moins 40 hauts responsables, de rang égal ou supérieur à celui de vice-ministre, ont fait l'objet d'une enquête et d'une disgrâce depuis le lancement de la campagne anticorruption initiée par le président Xi Jinping, arrivé au pouvoir fin 2012.

La semaine dernière, Pékin a annoncé la première condamnation devant un tribunal d'un de ces hauts fonctionnaires tombés pour corruption.

Wang Suyi, un dirigeant du PCC en Mongolie intérieure, a été condamné à la prison à vie pour des pots-de-vin.

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