NOUVELLES

Crash MH17: 247 corps récupérés (séparatistes)

21/07/2014 03:42 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

Les corps de 247 victimes du crash du vol MH17 de Malaysia Airlines ont été transportés dans un train réfrigéré à Torez, en zone tenue par les séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, a indiqué lundi un porte-parole rebelle.

Pour l'instant, il n'y a pas besoin d'un deuxième train éventuel, a déclaré à l'AFP un porte-parole d'Alexandre Borodaï, le "Premier ministre" de la "République populaire de Donetsk" (DNR), autoproclamée, alors que Kiev a annoncé qu'un deuxième train de quatre wagons réfrigéré était parti pour Torez.

Andreï Pourguine, "Premier ministre adjoint" de la DNR, cité par l'agence russe Interfax, a de son côté déclaré que les dépouilles ne seraient "transférées à Kharkiv (en zone tenue par les forces gouvernementales) qu'une fois que des experts internationaux" seraient venus sur place à Torez les examiner.

Selon le porte-parole de M. Borodaï, trois experts néerlandais sont arrivés à Donetsk, place-forte séparatiste. Il n'a pu indiquer s'ils se rendraient sur les lieux du crash. Le vol de Malaysia avait décollé d'Amsterdam, et la majorité des 298 personnes à bord étaient néerlandaises.

Une équipe néerlandaise plus importante a débarqué lundi matin à Kharkiv.

Par contre, une équipe d'experts malaisiens, arrivés dimanche à Kiev, est toujours attendue à Donetsk, selon ce porte-parole.

Dans un communiqué dimanche soir, le ministre des Transports malaisien, Liow Tiong Lai, soulignant que les autorités ukrainiennes avaient indiqué ne pouvoir garantir la sécurité des experts internationaux sur le site de la catastrophe, a exigé "un accès immédiat et sans restrictions au site du crash et la garantie de sécurité" pour les experts étrangers.

Des violents combats opposent forces séparatistes et ukrainiennes non loin de la zone de la catastrophe, très vraisemblablement due au tir d'un missile anti-aérien, attribué par Washington aux rebelles prorusses. Aucun cessez-le-feu n'a été décrété depuis l'accident.

A Torez, quatre rebelles armés patrouillaient lundi matin, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'un d'entre eux faisait sa ronde avec un chien tenu en laisse tandis qu'une dizaine de passagers attendaient à quelques mètres sur des bancs à l'abri du soleil l'arrivée d'un train.

Sur le quai, Nikolaï accompagne sa famille. "Je m'inquiète pour ma famille donc j'envoie ma femme et ma fille en Russie ce matin. Malgré le crash, tous les jours les combats continuent. S'ils peuvent tirer sur des avions, vous imaginez ce qui peut nous arriver".

"Ici personne ne comprend pourquoi les experts ne sont toujours pas là. Quatre jours après le crash, les corps sont encore là et il y en a encore dans les champs. C'est terrible pour les familles de ces gens".

tib/so/via/fw

PLUS:hp