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Crash en Ukraine: l'UE est prête à durcir les sanctions (Cameron)

21/07/2014 09:09 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

L'Union européenne se tient prête à prendre de nouvelles sanctions à l'égard de la Russie qui pourraient cibler notamment des technologies susceptibles d'être utilisées à des fins militaires, a déclaré lundi le Premier ministre britannique David Cameron.

A la suite du crash du vol MH17 en Ukraine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont averti dimanche que de nouvelles sanctions pourraient être décidées mardi à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères si le président Vladimir Poutine n'obtient pas des séparatistes prorusses en Ukraine un accès "libre et total" au site de la catastrophe.

"L'UE sera prête à prendre des mesures supplémentaires, dans de nouveaux domaines, en particulier celui des biens industriels sophistiqués qui peuvent avoir un double usage, notamment à des fins de défense", a déclaré David Cameron sur Sky News.

Le Premier ministre britannique, qui s'est entretenu dimanche avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Francois Hollande, doit s'exprimer sur ce sujet devant les députés britanniques dans l'après-midi.

Dix Britanniques figurent parmi les 298 victimes du vol MH17 Amsterdam-Kuala Lumpur, abattu probablement par un missile tiré, selon les Etats-Unis, d'une zone contrôlée par les rebelles appuyés par la Russie, jeudi dernier.

"Les pays de l'UE doivent maintenant montrer une vraie détermination et une vraie solidarité pour envoyer ce message à la Russie", a déclaré David Cameron, qui s'est également entretenu dimanche avec le président russe Vladimir Poutine.

Les Européens ont déjà imposé des sanctions à la Russie après l'annexion éclair de la Crimée en mars. L'UE a ainsi établi une liste de 72 personnes visées par une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE et un gel des avoirs.

L'UE a fait un pas supplémentaire vendredi en élargissant la base juridique permettant d'inscrire plus d'entités sur la liste.

Les Européens sont divisés sur l'étendue et la sévérité des sanctions dans la mesure où certains Etats membres, comme l'Italie et l'Allemagne, ont des relations économiques très étroites avec Moscou.

"Le monde entier peut voir que si vous donnez aux séparatistes des systèmes d'armement avancé, cela peut déboucher sur une catastrophe comme celle qui s'est produite", a ajouté David Cameron.

Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg a estimé pour sa part qu'il était temps de passer à des sanctions économiques d'envergure sur certains secteurs, une étape connue à Bruxelles comme la "phase trois".

"Nous pensons que le moment est venu de durcir encore les sanctions et c'est exactement ce que nous allons essayer d'obtenir lors des réunions de l'UE cette semaine", a-t-il déclaré.

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