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Centrafrique: ouverture d'un forum de réconciliation à Brazzaville

21/07/2014 06:34 EDT | Actualisé 20/09/2014 05:12 EDT

Une nouvelle tentative de réconciliation nationale pour ramener la paix en Centrafrique a été lancée lundi à Brazzaville en présence de certains représentants des milices en conflit, du gouvernement centrafricain et de pays voisins, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" doit s'achever mercredi par la signature d'un engagement à cesser "toutes les violences" et d'un "accord de cessation des hostilités", et de "désarmement des groupes armés".

Dès son ouverture, la rencontre suscite cependant des doutes sur les résultats dont elle pourra accoucher du fait de l'absence d'un certain nombre d'acteurs de la crise.

L'ex-rébellion Séléka (essentiellement musulmane) est représentée, mais pas sa branche dissidente. Les milices anti-balaka (majoritairement chrétiennes) sont représentées par un coordonnateur national, mais le mouvement n'ayant aucune structure centralisée, celui-ci ne pourra parler au nom de tous les groupes éparpillés dans le pays.

Le gouvernement de transition est présent, mais la classe politique et la société civile se sont divisées sur la question de participer ou non à cette rencontre et toutes leurs composantes ne sont pas représentées à Brazzaville.

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso qui est l'hôte de la rencontre est également le médiateur des pays de la région dans la crise centrafricaine. L'Union africaine, le Tchad, la République démocratique du Congo et le le Cameroun ont également envoyé des représentants.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi-quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Les ex-rebelles Séléka et les milices anti-balaka s'affrontent dans un cycle meurtrier d'attaques et représailles dont les civils sont les premières victimes.

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