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Syrie: Assad reconduit sa vice-présidente, aucune mention de Chareh (agence)

20/07/2014 08:27 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

Le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad a reconduit à son poste sa vice-présidente Najah al-Attar, aucune information ne filtrant sur le sort du vice-président Farouk al-Chareh, qui ne s'est plus manifesté depuis un an et demi.

En poste depuis 2006, Mme Attar, une sunnite de 81 ans, a été reconduite en vertu d'un décret présidentiel samedi et a prêté serment devant M. Assad dimanche, selon l'agence officielle syrienne Sana.

Il s'agit de la première nomination de M. Assad depuis sa prestation de serment mercredi pour un troisième septennat, après son élection le 3 juin, qui a été qualifiée de "farce" par l'opposition et l'Occident.

M. Chareh, ex-chef de la diplomatie syrienne pendant 22 ans et vice-président d'Assad depuis 2006, avait été écarté il y a an de la direction du parti Baas au pouvoir, sans toutefois être démis de ses fonctions.

Agé de 75 ans, il était le seul dirigeant du régime à s'être opposé ouvertement à Bachar al-Assad et à avoir préconisé une issue politique au conflit qui déchire le pays depuis 2011.

Sa dernière apparition en public remonte à août 2012 à l'occasion de la visite à Damas d'un responsable iranien. A l'époque, il était réapparu après d'intenses spéculations sur une tentative de défection.

Un ancien vice-ministre du Pétrole, Abdo Houssameddine, qui a fait défection, avait en effet affirmé à la mi-août 2012 que le vice-président se trouvait "depuis un certain temps en résidence surveillée".

Il s'est exprimé pour la dernière fois devant la presse en décembre 2012, affichant ouvertement des divergences et se prononçant pour une solution négociée alors que Bachar al-Assad optait pour l'option militaire afin d'écraser la rébellion armée.

M. Chareh était la personnalité sunnite (communauté majoritaire en Syrie) la plus en vue au sein du pouvoir et un homme de confiance du régime Assad, qui appartient à la minorité alaouite.

Il est né à Deraa (sud)dans le sud de la Syrie, berceau de la contestation contre Bachar al-Assad qui a éclaté en mars 2011 avant de se transformer en rébellion armée face à une répression sanglante.

Il avait proposé sa médiation au début de la crise mais les durs du régime, notamment Maher al-Assad, frère cadet du président, l'avaient brutalement éconduit, selon des diplomates européens en poste à l'époque à Damas.

Il avait, au nom du régime, organisé une réunion en juillet 2011 sur le dialogue national, mais celle-ci a fait long feu et la répression a repris.

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