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Le Premier ministre australien réclame le "respect" pour les victimes du Boeing malaisien

20/07/2014 01:04 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

le Premier ministre australien Tony Abbott a demandé dimanche que les corps des personnes mortes dans l'accident du Boeing de la Malaysia Airlines soient "traités avec respect" et a déclaré craindre la poursuite de la destruction de preuves.

M. Abbott s'est joint au concert de protestations indignées des dirigeants du monde entier réclamant la pleine coopération de la Russie dans ce qui est devenu une enquête particulièrement délicate sur la chute de l'avion de la compagnie malaisienne qui assurait la liaison Amsterdam Kuala Lumpur avec à son bord 298 personnes originaires d'une dizaines de pays.

Vingt-huit ressortissants australiens et neuf personnes résidant en Australie étaient à bord de l'avion qui a semble-t-il été abattu jeudi par un missile sol-air au-dessus de l'Ukraine, et M. Abbott a indiqué que la récupération des dépouilles mortelles était une priorité.

Il a déclaré au site australien Nine que le site de l'accident avait "été complètement piétiné" avec des "corps mis dans des sacs et emmenés on ne sait où", sur la foi d'informations d'observateurs de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui ont trouvé des corps entassés dans plusieurs voitures d'un train réfrigéré, à des kilomètres du lieu de l'accident.

"Nous devons aux familles -à toutes les familles - de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les corps soient traités avec respect, pour découvrir la vérité et nous assurer que justice soit rendue", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre avait auparavant condamné comme "absolument chaotiques" les scènes où l'on pouvait apercevoir des corps pourrissant dans des champs de blé de la région séparatiste de l'est de l'Ukraine où l'avion s'est écrasé.

L'Australie milite en faveur d'une enquête exhaustive et impartiale sur l'accident, mais M. Abbott estime que la principale difficulté réside dans le fait qu'il "n'y a aucune autorité digne de ce nom sur le terrain chargée de cette tâche".

Il a indiqué que le président ukrainien Petro Porochenko avait invité l'Australie à "participer pleinement" à l'enquête et à la récupération des corps.

M. Abbott, qui avait qualifié la catastrophe de "crime" et la première réaction de la Russie de "profondément insatisfaisante", a déclaré dimanche qu'il voulait parler directement avec le président russe Vladimir Poutine.

"Si (Poutine) veut être un ami de la décence et de l'humanité, toute l'assistance qu'il pourrait offrir serait particulèrement appréciée", a-t-il dit.

La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont mis en garde la Russie contre des sanctions supplémentaires de l'Union européenne si elle n'exhortait pas les séparatistes prorusses à autoriser un accès sans entrave au site de l'accident.

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