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Tour de France - Rafal Majka, enfin au sommet

19/07/2014 02:51 EDT | Actualisé 18/09/2014 05:12 EDT

Professionnel depuis 2011, le talentueux grimpeur polonais Rafal Majka a remporté samedi à Risoul la première victoire de sa carrière dans la 14e étape du Tour.

Trois ans qu'on le voyait grimper sans jamais atteindre le sommet en vainqueur. Vendredi encore, il avait échoué dans sa tentative lors de l'ascension finale de Chamrousse.

Mais, à 24 ans, le Polonais n'a pas que son coup de pédale montagnard comme talent. Il a aussi la détermination. "Je n'ai peur de personne", aime à répéter le coureur né à Zegartowice, une bourgade de Cujavie-Poméranie dans le nord de la Pologne.

Ses aptitudes de grimpeur sont unanimement reconnues. La légende raconte même qu'en 2011, invité à un camp d'entraînement de la Saxo Bank à Majorque, il avait lâché Alberto Contador dans une montée à la stupeur générale.

"Je ne l'ai pas lâché mais je suis resté avec lui, rectifie le Polonais. J'étais jeune et je voulais me tester et voir jusqu'où je pouvais le suivre."

Ces performances d'entraînement lui offriront son premier contrat pro chez Saxo Bank, devenue Tinkoff.

A peine deux ans plus tard, le manager Bjarne Riis n'hésite pas à lui confier le leadership de l'équipe pour le Tour d'Italie. Après sa septième place de l'édition 2013, il est encore monté en grade.

"On ne sait pas jusqu'où il peut aller, pas même lui", confiait Riis avant le départ de Belfast en mai dernier. Majka a pris la sixième place au classement final du Giro avant de se préparer pour le Tour de France, où il devait faire partie de la garde rapprochée d'Alberto Contador en montagne.

"Il a fait une bonne coupure après le Giro et a repris un entraînement progressif. Le but n'était pas qu'il soit opérationnel dès la première semaine du Tour mais plutôt à partir des Vosges", explique le directeur sportif Philippe Mauduit.

Sa préparation a porté ses fruits. Elle n'a pas été mise au service de son leader, contraint à l'abandon après une chute la semaine dernière, mais au service de son équipe devenue orpheline, à la grande satisfaction de ses entraîneurs qui placent de grands espoirs en lui.

"Il est en train de démontrer qu'il est un très bon grimpeur, estime Mauduit, et qu'il peut aussi devenir un jour un coureur du général pour le Tour de France".

sva/bvo

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