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Nucléaire iranien: prolonger les négociations ne "mènera à rien" (opposition en exil)

19/07/2014 07:17 EDT | Actualisé 18/09/2014 05:12 EDT

La prolongation des négociations sur le programme nucléaire iranien ne "mènera à rien" sinon à "donner du temps" à Téhéran pour "davantage de tromperies", a estimé samedi la présidente du principal parti de l'opposition iranienne en exil, Maryam Radjavi.

"L'absence de résultat aux négociations de Vienne et le refus du régime d'accepter un accord général qui l'empêcherait pour toujours de fabriquer une bombe, marque l'échec de la politique de complaisance et de compromis avec ce régime", déplore la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), dans un communiqué.

L'Iran et les pays du 5+1 (Russie, Grande-Bretagne, États-Unis, France, Chine et Allemagne) se sont quittés dans la nuit de vendredi à samedi à Vienne après avoir décidé de se donner quatre mois supplémentaires, jusqu'au 24 novembre, pour parvenir à un accord définitif sur le programme nucléaire de Téhéran.

"Si les mollahs en avaient la volonté, six mois était une période assez longue pour leur permettre de conclure un accord global. Le régime iranien a constamment utilisé les négociations pour gagner du temps. Marchander et gagner du temps dans les négociations est la méthode usuelle des mollahs qui ne comprennent que le langage de la fermeté", estime l'opposante réfugiée en France.

"Prolonger les négociations ne mènera à rien si ce n'est de donner du temps aux mollahs pour davantage de tromperies", souligne-t-elle en estimant que l'Iran doit "appliquer dans leur totalité les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, surtout la suspension complète de l'enrichissement, l'acceptation du Protocole additionnel, l'accès libre de l'AIEA aux centres et aux installations suspectes de ce régime en Iran".

Les opposants iraniens du CNRI et de l'Organisation des Moudjahidine du Peuple (OMPI) avaient révélé en 2002 l'existence du programme nucléaire iranien. Farouchement opposé au régime des mollahs, ils alertent régulièrement, grâce à leurs contacts en Iran, sur l'évolution du programme.

Aucune date n'a été fixée pour l'instant pour la reprise des négociations, mais une rencontre en août au niveau des experts était évoquée.

L'Iran et les pays du 5+1 (Russie, Grande-Bretagne, États-Unis, France, Chine et Allemagne) veulent de fermes garanties sur la vocation civile du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée des sanctions. La République islamique a toujours nié vouloir se doter de l'arme atomique.

kat/ml

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