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La Russie exige des réponses de Kiev sur la catastrophe aérienne

19/07/2014 09:41 EDT | Actualisé 18/09/2014 05:12 EDT

La Russie a répliqué samedi contre les accusations de Kiev concernant l'accident du Boeing malaisien, probablement abattu par un missile dans l'est de l'Ukraine, en sous-entendant que les autorités ukrainiennes pourraient être responsables de la tragédie.

Le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, est apparu à la télévision samedi pour dévoiler une liste de dix questions "simples" destinées au gouvernement ukrainien, qui sont, selon lui, essentielles pour déterminer qui a abattu l'appareil malaisien.

"La réponse à ces questions pourrait permettre à nous tous, pas seulement la Russie, mais également l'Occident et l'Asie, de tenter de trouver une réponse à la question fondamentale : que s'est-il passé dans le ciel ukrainien et que pouvons-nous faire pour que cela ne se reproduise plus?", a-t-il déclaré.

Il a notamment demandé au gouvernement ukrainien de fournir des détails sur l'utilisation par son armée de missiles sol-air Bouk dans l'est de l'Ukraine et d'expliquer pourquoi ils se trouvent là alors que les insurgés n'ont pas d'aviation.

Le ministère russe de la Défense a affirmé vendredi que les systèmes de missiles Bouk de l'armée ukrainienne, le type d'armement qui est soupçonné d'avoir abattu le Boeing malaisien, étaient en activité le jour de la catastrophe.

Selon le ministère, 27 systèmes de missiles Bouk appartenant à l'armée ukrainienne sont déployés dans la région où s'est écrasé l'avion de ligne malaisien.

M. Antonov a ajouté que les forces armées ukrainiennes devraient donner aux experts internationaux l'accès aux documents de son arsenal de missiles air-air et sol-air.

Il s'est aussi demandé pourquoi les contrôleurs aériens avaient autorisé un vol commercial à traverser une zone de guerre, où ont été abattus plusieurs avions militaires dans les jours précédents.

Un vol commercial de Malaysia Airlines s'est écrasé jeudi dans l'est de l'Ukraine, en proie à de violents combats entre forces loyalistes et insurgés prorusses. L'appareil a vraisemblablement été abattu par un tir de missile sol-air Bouk.

L'armée russe, tout comme l'armée ukrainienne, possèdent des systèmes de missiles Bouk. Les autorités de Kiev et les séparatistes prorusses se rejettent la responsabilité de cette tragédie, qui a fait près de 300 morts.

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