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Pakistan: un Américain arrêté à l'aéroport avec des munitions sur lui

18/07/2014 04:21 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

Un Américain a été arrêté vendredi à l'aéroport d'Islamabad avec 15 balles de pistolet 9mm sur lui à l'embarquement d'un vol international, ont annoncé les autorités locales.

L'homme, identifié par la police comme un formateur à l'ambassade des Etats-Unis d'Islamabad, passait les contrôles de sécurité pour son vol en direction d'Abou Dhabi en transit vers les Etats-Unis, lorsqu'il a été arrêté.

"Les forces de sécurité de l'aéroport nous ont remis un citoyen américain après avoir découvert sur lui 15 balles et un chargeur" de pistolet, a déclaré à l'AFP Muhammad Fayaz, un responsable de la police à l'aéroport.

"Les balles et le chargeur ont été découverts grâce à un scanner", a-t-il ajouté, précisant que l'homme interpelé travaille comme "formateur en sécurité" à l'ambassade des Etats-Unis.

L'Américain a plus tard dans la journée été libéré par un juge qui a accepté les garanties offertes par un employé pakistanais de l'ambassade, a précisé un autre haut responsable de la police de l'aéroport, Musaddaq Hussain.

Cette libération ne signifie toutefois pas la fin des procédures dans cette affaire.

L'ambassade des Etats-Unis à Islamabad n'était pas joignable vendredi pour commenter cette arrestation qui intervient deux mois après celle à l'aéroport de Karachi (sud) d'un agent du FBI qui s'apprêtait à s'envoler pour Islamabad avec, également, 15 balles de pistolet 9mm sur lui.

La justice avait abandonné les charges de "port d'arme illégal" dans cette affaire après que le ministère pakistanais de l'Intérieur et l'ambassade des Etats-Unis eurent confirmé que cet agent avait le droit de voyager avec des munitions sur lui car il était en mission officielle.

Au Pakistan, pays à l'opinion publique volontiers antiaméricaine, cette affaire avait ravivé le sulfureux souvenir de Raymond Davis, un employé de la CIA arrêté en janvier 2011 pour le meurtre de deux hommes à Lahore (est), une histoire qui avait contribué à envenimer les relations entre Islamabad et Washington.

M. Davis avait été libéré deux mois plus tard après le versement de 1,7 million d'euros aux familles des victimes qui avaient accepté de toucher la "diya", le "prix du sang". Il avait aussitôt été rapatrié aux Etats-Unis.

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