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Le pétrole marque une petite pause à New York malgré un contexte géopolitique tendu

18/07/2014 09:35 EDT | Actualisé 17/09/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont ouvert en légère baisse vendredi à New York, marquant une pause après s'être envolés la veille, dans un contexte géopolitique qui restait très tendu au lendemain d'un crash aérien en Ukraine et de l'offensive israélienne à Gaza.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août cédait 13 cents, à 103,06 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché du pétrole américain reprend un peu son souffle après l'avalanche de nouvelles" qui l'ont fait bondir jeudi, "les opérateurs s'interrogeant sur la suite des événements, dans un contexte de crise dans plusieurs régions du globe", a relevé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Un avion de ligne malaisien parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, probablement abattu par un missile, s'est écrasé jeudi dans l'est de l'Ukraine, dans une zone contrôlée par des séparatistes pro-russes, faisant près de 300 morts.

Cette catastrophe aérienne faisait craindre une nouvelle escalade des tensions déjà très vives entre la Russie, accusée de soutenir les insurgés, et les nations occidentales qui venaient de durcir leurs sanctions contre Moscou mercredi soir.

"S'il s'avère que la Russie a joué un rôle dans le crash de l'avion de ligne dans l'est de l'Ukraine jeudi, il y a un risque que les sanctions (occidentales contre ce pays) soient de nouveau renforcées", ont prévenu les experts de Commerzbank.

De nouvelles sanctions alimenteraient les craintes d'un dérèglement de l'approvisionnement du marché européen de l'énergie, dont environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie, tandis que la moitié des importations en provenance de Russie transitent par l'Ukraine.

"Dans ce cas, ce ne serait pas seulement le prix du gaz qui réagirait en Europe mais aussi les cours du pétrole, du nickel, du cuivre, de l'aluminium, du blé et du palladium", la Russie étant l'un des principaux producteurs et exportateurs de ces matières premières, ont-ils ajouté.

Ajoutant de l'huile sur le feu géopolitique mondial, les Israéliens ont lancé jeudi soir un assaut terrestre visant à anéantir les infrastructures du Hamas, qui a déjà coûté la vie à 24 Palestiniens en moins de 24 heures.

Au total 265 Palestiniens ont péri depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne déclenchée par des raids aériens avec l'objectif de faire cesser les tirs de roquettes sur Israël. Côté israélien, un soldat et un civil ont été tués.

"Le marché craint ici que ce conflit enflamme le reste du Moyen-Orient, touchant au premier chef les pays frontaliers au nord d'Israël, le Liban et la Syrie", en proie à une guerre civile, a remarqué M. Lipow.

Les investisseurs restaient attentifs à l'évolution de la situation en Libye, où la production s'est redressée ces derniers jours en dépit du fait que le pays est secoué par une nouvelle vague de violence.

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