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Tour de France - Alexander Kristoff, l'autre Norvégien

17/07/2014 02:34 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

Longtemps dans l'ombre de Thor Hushovd et d'Edvald Boasson Hagen, le Norvégien Alexander Kristoff a patiemment travaillé pour éclore et s'illustrer sur quelques-unes des plus grandes courses, comme le Tour de France jeudi.

Difficile de cerner le registre de prédilection de la nouvelle étoile scandinave: coureur de classiques ou sprinteur ?

A l'origine, il est un sprinteur rapide capable d'aligner son aîné Thor Hushovd au Championnat de Norvège en 2007 alors qu'il n'est âgé que de 19 ans. Mais à l'instar de Boasson Hagen, qui a le même âge que lui (27 ans), il peut aussi avaler les kilomètres et franchir les reliefs. Contrairement à "EBH", son talent ne lui a toutefois pas ouvert les portes des plus grandes écuries mondiales.

Alors Kristoff a patiemment travaillé avec son entraîneur et beau-père Stein Orn. Remarqué après de très nombreuses places d'honneur, il a été recruté en 2010 par BMC, où il a côtoyé Cadel Evans et Alessandro Ballan, avant de rejoindre Katusha en 2012 où il a étoffé son sprint avec pour maître l'Allemand Erik Zabel, six fois maillot vert du Tour de France.

Mais c'est quand l'équipe russe l'a envoyé sur les classiques qu'il a eu une révélation. Avec sa 15e place sur son premier Tour des Flandres (en 2012), "j'ai compris que je pouvais être autre chose qu'un sprinteur", confie-t-il.

Le médaillé de bronze olympique de la course en ligne (2012) a orienté son entraînement vers ce type de courses, tout en prenant soin de toujours entretenir sa pointe de vitesse. Avec un profil de plus en plus similaire à celui de Tom Boonen, il en a récolté les fruits avec ses 4e et 5e places sur le Tour des Flandres en 2013 et 2014 et une 9e à Paris-Roubaix en 2013.

La consécration est arrivée en mars dernier avec sa victoire dans le froid et la pluie sur Milan-Sanremo, la plus longue des classiques (294 km).

Pour beaucoup de coureurs, une victoire sur le Tour est le plus beau moment de sa carrière. Pour Kristoff, "c'est le deuxième plus important". La prestigieuse et éprouvante classique Milan-Sanremo reste la première.

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