NOUVELLES

Japon: Benesse (maison-mère de Berlitz) victime d'un vol massif de données personnelles

17/07/2014 06:29 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

Le groupe japonais de services d'éducation Benesse, maison-mère de la chaîne américaine d'enseignement de langues Berlitz, fait ces derniers jours la une de l'actualité au Japon après avoir été victime dans l'archipel d'un vol massif de données personnelles.

Benesse, société que connaissent tous les parents japonais pour ses revues et prestations éducatives, a découvert il y a quelque temps grâce à des réclamations de clients que des informations avaient probablement été subtilisées de ses serveurs.

Ces données englobent les identités, numéros de téléphone, dates de naissance et autres renseignements individuels. Plus de 7 millions de personnes figurent avec certitude dans la liste des données dérobées et une vingtaine de millions pourraient au total être concernées.

La police a finalement arrêté jeudi un technicien informatique d'une société de sous-traitance, soupçonné de viol de la loi sur le secret professionnel. Cet employé de 39 ans, Masaomi Matsuzaki, est soupçonné d'avoir copié les informations sur un serveur d'une société du groupe Benesse et de les avoir vendues en plusieurs fois pour plusieurs millions de yens (plusieurs dizaines de milliers d'euros) à un fournisseur de données personnelles.

Le patron de Benesse, Eikoh Harada, a dû vendredi donner en personne des explications au ministre de l'Industrie, Toshimitsu Motegi, en promettant de prendre des dispositions particulières pour éviter ce genre de problème.

Les Japonais livrent aisément à des entreprises des données personnelles, en s'incrivant à un service ou remplissant un formulaire de sondage en échange d'un menu présent, mais sont outrés quand survient une affaire de cette nature vite transformée en scandale par les médias.

"Il est extrêmement regrettable qu'il y ait une fuite de données personnelles, y compris relatives à des écoliers, et que Benesse ne s'en soit pas rendu compte durant près de six mois", s'est excusé M. Harada, selon les propos rapportés à la télévision.

kap/anb/rhl/jh

PLUS:hp