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GB: Snowden ne redoute pas de finir à Guantanamo

17/07/2014 01:12 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

L'ancien consultant de l'Agence américaine de sécurité (NSA) Edward Snowden, inculpé d'espionnage dans son pays et réfugié en Russie, a déclaré que s'il était emprisonné à Guantanamo, il pourrait "faire avec", dans une interview vidéo diffusée jeudi par le Guardian.

A l'origine de multiples révélations sur le système de surveillance des États-Unis, inculpé d'espionnage et de vol de documents appartenant à l'Etat par Washington, Edward Snowden, 31 ans, a donné seulement une poignée d'interviews depuis l'obtention d'un asile temporaire en Russie en juin dernier.

"Je n'ai jamais eu vraiment peur contrairement à ce que je pensais. Il y a toujours des questions sur ma situation, où je vais pouvoir rester et comment les choses vont évoluer", a-t-il déclaré dans un entretien de sept heures réalisé la semaine dernière à Moscou par le quotidien britannique.

"Peu importe ce qui se passe, si je finis à Guantanamo avec des chaînes, je pourrais faire avec", a-t-il ajouté.

Également interrogé sur ses conditions de vie en Russie, il a assuré "qu'il a beaucoup de chance d'avoir obtenu l'asile".

Son autorisation d'asile temporaire arrivant à expiration fin août, il a fait une demande de prolongation le 9 juillet.

Soupçonné à plusieurs reprises d'être devenu un espion russe, il a de nouveau nié cette hypothèse.

"Si le gouvernement (américain) avait le moindre signe, la moindre preuve (...) que j'étais en lien avec le gouvernement russe, cela serait en Une du New York Times d'ici l'heure du déjeuner", a-t-il encore déclaré.

Concernant la violation des données, il a également pressé "les avocats, les journalistes, les médecins, les comptables et tous ceux qui ont pour obligation de protéger les données confidentielles de leurs clients", d'accroître les systèmes de sécurité.

En 2013, les révélations d'Edward Snowden sur plusieurs programmes tentaculaires de la NSA avait permis de révéler l'ampleur de la surveillance électronique opérée dans le monde entier par les États-Unis.

Ses révélations, provenant de documents volés, ont embarrassé le gouvernement américain et tendu les relations avec des pays alliés, furieux de découvrir que Washington enregistrait même les conversations privées de leurs dirigeants.

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