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Deux morts dans deux attaques séparées en Somalie

17/07/2014 07:29 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

Au moins deux personnes ont été tuées en Somalie dans deux attaques séparées, dont l'explosion d'une bombe fixée à un véhicule dans la capitale Mogadiscio, ont indiqué jeudi des responsables et des témoins.

"Une personne est morte et une autre a été blessée quand un engin explosif fixé à leur voiture a été déclenché à distance (...) à Mogadiscio" jeudi, a déclaré à l'AFP un responsable de la police, Mohamed Jama. "L'identité des victimes n'est pas établie", a-t-il ajouté.

Près de la localité de Qoryoley, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, un soldat somalien a été tué et deux blessés mercredi soir dans l'explosion d'une voiture piégée, interceptée par les forces de sécurité, selon le gouverneur de la région de Basse-Shabelle, Abdukadir Nur Sidi.

"Les forces de sécurité ont réussi à intercepter un kamikaze qui voulait perpétrer un attentat à Mogadiscio, nous avons arrêté le suspect mais la voiture qu'il conduisait, bourrée d'explosifs, a explosé alors qu'il était interrogé ailleurs", a expliqué le gouverneur à l'AFP.

"C'était une énorme explosion qui a secoué la zone entière", a raconté à l'AFP un témoin, Abdirahim Hassan.

La zone autour de Qoryoley est largement sous contrôle des islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont multiplié les attentats notamment à Mogadiscio depuis qu'ils ont été chassés de la capitale en août 2011, puis progressivement de l'essentiel de leurs bastions, par une force de l'Union africaine (Amisom).

Plusieurs personnes - parlementaire, responsables politiques ou des forces de sécurité, journaliste - ont été tuées ces derniers mois par des bombes fixées à leur véhicule.

Les shebab ont, comme ils l'avaient annoncé, intensifié leurs actions durant le mois de ramadan qui a commencé le 29 juin, menant notamment plusieurs attaques spectaculaires contre des symboles des fragiles autorités somaliennes.

Le 8 juillet, plusieurs kamikazes shebab avaient mené un assaut d'envergure contre le palais présidentiel, un vaste complexe ultra-protégé.

Ils ont aussi revendiqué récemment une série d'attaques dans des pays de la région engagés au sein de l'Amisom, comme Djibouti et surtout le Kenya.

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