Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Deux morts dans deux attaques séparées en Somalie

Deux morts dans deux attaques séparées en Somalie

Au moins deux personnes ont été tuées en Somalie dans deux attaques séparées, dont l'explosion d'une bombe fixée à un véhicule dans la capitale Mogadiscio, ont indiqué jeudi des responsables et des témoins.

"Une personne est morte et une autre a été blessée quand un engin explosif fixé à leur voiture a été déclenché à distance (...) à Mogadiscio" jeudi, a déclaré à l'AFP un responsable de la police, Mohamed Jama. "L'identité des victimes n'est pas établie", a-t-il ajouté.

Près de la localité de Qoryoley, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, un soldat somalien a été tué et deux blessés mercredi soir dans l'explosion d'une voiture piégée, interceptée par les forces de sécurité, selon le gouverneur de la région de Basse-Shabelle, Abdukadir Nur Sidi.

"Les forces de sécurité ont réussi à intercepter un kamikaze qui voulait perpétrer un attentat à Mogadiscio, nous avons arrêté le suspect mais la voiture qu'il conduisait, bourrée d'explosifs, a explosé alors qu'il était interrogé ailleurs", a expliqué le gouverneur à l'AFP.

"C'était une énorme explosion qui a secoué la zone entière", a raconté à l'AFP un témoin, Abdirahim Hassan.

La zone autour de Qoryoley est largement sous contrôle des islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont multiplié les attentats notamment à Mogadiscio depuis qu'ils ont été chassés de la capitale en août 2011, puis progressivement de l'essentiel de leurs bastions, par une force de l'Union africaine (Amisom).

Plusieurs personnes - parlementaire, responsables politiques ou des forces de sécurité, journaliste - ont été tuées ces derniers mois par des bombes fixées à leur véhicule.

Les shebab ont, comme ils l'avaient annoncé, intensifié leurs actions durant le mois de ramadan qui a commencé le 29 juin, menant notamment plusieurs attaques spectaculaires contre des symboles des fragiles autorités somaliennes.

Le 8 juillet, plusieurs kamikazes shebab avaient mené un assaut d'envergure contre le palais présidentiel, un vaste complexe ultra-protégé.

Ils ont aussi revendiqué récemment une série d'attaques dans des pays de la région engagés au sein de l'Amisom, comme Djibouti et surtout le Kenya.

str-ayv/tmo/sd

Close
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.