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Crash aérien en Ukraine : appels en cascade à une enquête "indépendante"

17/07/2014 06:37 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:12 EDT

La communauté internationale a réclamé jeudi une enquête "indépendante" afin de faire la lumière sur le crash d'un avion de ligne malaisien dans l'est de l'Ukraine, probablement abattu par un tir de missile avec 298 personnes à son bord.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé une enquête internationale "complète et transparente" sur les circonstances de la destruction en vol du Boeing 777 de Malaysia Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira vendredi à 14H00 GMT pour évoquer ce drame.

Son appel a été notamment relayé par la chancelière allemande Angela Merkel qui a appelé à des investigations "immédiates et indépendantes".

L'Otan a, elle, réclamé une enquête "exhaustive" afin de conduire "rapidement" les responsables du drame "devant la justice", a déclaré son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen.

"Les faits et les responsabilités doivent être établis le plus rapidement possible", ont abondé dans un communiqué commun le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Faisant part de son "immense émotion", le président français François Hollande a lui aussi demandé que "tout soit mis en oeuvre pour faire la lumière" sur les causes de l'incident, à l'heure où autorités de Kiev et les séparatistes pro-russes s'en rejettent mutuellement la responsabilité.

Si le président américain Barack Obama a déploré une "terrible tragédie" sans désigner de coupable, son homologue russe Vladimir Poutine a accusé l'Ukraine de "porter la responsabilité" du crash en ayant repris ses opérations militaires dans l'est du pays.

"Il ne fait pas de doute que l'Etat sur le territoire duquel cela s'est passé porte la responsabilité de cette terrible tragédie", a-t-il déclaré.

L'avion de Malaysia Airlines, un Boeing 777 parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur avec 298 personnes à son bord, a disparu des radars à 10.000 mètres d'altitude et s'est écrasé près de la ville de Chakhtarsk, non loin de la frontière russe, dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses.

Réagissant aux appels de la communauté internationale, les autorités ukrainiennes ont assuré qu'elles mettraient en place un couloir humanitaire aérien pour accéder au lieu de la catastrophe aérienne et permettre le début de l'enquête.

Des enquêteurs malaisiens étaient déjà en route pour l'Ukraine pour commencer leurs travaux.

Le vice-président américain Joe Biden a offert au président ukrainien Petro Porochenko l'aide de son pays pour déterminer les causes de la catastrophe.

Rattachée aux Nations Unies, l'Organisation mondiale de l'aviation civile (OACI) a elle proposé ses services pour "assurer la coordination avec toutes les parties concernées".

- Deuil au Pays-Bas -

"Je suis choqué et attristé par la chute de l'avion malaisien", a réagi le Premier ministre britannique David Cameron sur son compte Twitter. Des fonctionnaires "sont réunis en ce moment pour discuter des circonstances" de la catastrophe, a-t-il ajouté.

Entre cinq et dix Britanniques étaient à bord, selon les médias britanniques.

Les Pays-Bas observaient eux un deuil national en mémoire des 154 passagers néerlandais qui se trouvaient à bord de l'avion.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé dans un premier temps qu'"au moins quatre Français" avaient péri dans la catastrophe, avant d'indiquer un peu plus tard qu'il n'avait pas de certitudes sur la présence de Français dans l'avion.

Après la tragédie, les autorités ukrainiennes ont fermé toutes les routes aériennes au-dessus de l'est de l'Ukraine, a annoncé Eurocontrol. "Tous les plans de vol comportant ces routes sont maintenant rejetés par Eurocontrol", a indiqué le gestionnaire de l'espace aérien européen.

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