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Ukraine: L'UE va durcir les sanctions mais pas jusqu'à la phase 3

16/07/2014 12:03 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

Les dirigeants européens devraient décider mercredi soir à Bruxelles de durcir les sanctions contre la Russie en raison de la crise en Ukraine, mais sans aller jusqu'à des mesures économiques d'envergure, selon des responsables européens.

"Ce qui est prévu, c'est un certain rehaussement" des sanctions "qui ne va pas jusqu'au niveau 3", c'est à dire celui de mesures susceptibles d'affecter fortement l'économie russe, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Cette décision reflète la volonté des Européens "de faire preuve de fermeté tout en maintenant le dialogue", a-t-il expliqué.

A son arrivée au sommet, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué que les 28 allaient "discuter de nouvelles sanctions car nous estimons que la contribution russe à la paix est insuffisante". "Les otages n'ont pas été libérés, le contrôle des frontières n'est pas établi et le groupe de contact ne fonctionne pas", a-t-elle regretté.

Les nouvelles sanctions de l'UE devraient "cibler les entités qui soutiennent matériellement ou financièrement les actions menaçant ou sapant la souveraineté de l'Ukraine, son intégrité territoriale et son indépendance", selon le projet de résolution de la réunion dont l'AFP a eu connaissance.

Les Européens pourraient également décider du gel de programmes en Russie menés par la Banque d'européenne d'investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Une remise en cause des projets de coopération UE-Russie est également évoquée, à l'exclusion de ceux concernant la société civile.

Dans la résolution, les 28 regrettent que "l'engagement de la Russie n'a pas entraîné le dépôt des armes par les groupes armés illégaux ni la cessation du flot d'armes et de militants à travers la frontière".

L'UE a jusqu'ici interdit la délivrance de visas et gelé les avoirs d'une soixantaine de personnalités russes et ukrainiennes.

L'UE est divisée sur le degré de fermeté à adopter face à la Russie, certains pays, comme l'Italie et l'Allemagne, souhaitant préserver leur relations économiques très étroites avec Moscou.

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