NOUVELLES

GB: Un nouveau gouvernement eurosceptique à l'image du pays (ministre)

16/07/2014 06:46 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

Le gouvernement britannique remanié par David Cameron est "assurément eurosceptique", à l'image du Royaume-Uni, a affirmé mercredi le nouveau ministre de la Défense Michael Fallon, tandis que le Premier ministre s'apprêtait à gagner Bruxelles pour sécuriser la nomination d'un commissaire britannique.

"C'est assurément un cabinet eurosceptique, mais le pays est eurosceptique maintenant", a déclaré le ministre à la BBC.

"Nous pensons que l'Europe a pris une mauvaise direction", a poursuivi le ministre conservateur, réaffirmant le credo de David Cameron qui milite pour le maintien du Royaume-Uni dans une Union européenne réformée.

Il a critiqué la position de l'Ukip, parti antieuropéen qui a triomphé lors des dernières Européennes et se place en troisième place dans les sondages d'opinion, à dix mois d'élections générales s'annonçant serrées.

"La réponse de l'Ukip est simplement de sortir (de l'UE). Ce n'est pas la solution. La solution est d'obtenir les réformes que nous voulons avec le soutien de l'opinion publique", a déclaré Michael Fallon.

Avec la promesse de David Cameron d'organiser un référendum en 2017 sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, le parti conservateur "est le seul parti à l'heure actuelle à offrir ce choix aux gens et à promouvoir des réformes", a-t-il souligné.

Le Premier ministre, qui opérait mercredi les dernières retouches à son équipe gouvernementale, a mis en ordre de bataille un gouvernement plus jeune, plus féminin et plus eurosceptique.

Le nouveau chef de la diplomatie Philip Hammond s'est notamment illustré en affirmant qu'il n'hésiterait pas à préconiser une sortie de l'UE si son pays n'obtenait pas des rapatriements de compétences.

Après la séance hebdomadaire de questions au Parlement, David Cameron doit prendre la direction de Bruxelles dans l'après-midi pour un sommet dominé par la question de la désignation des principaux dirigeants de l'UE.

Le Premier ministre britannique, qui a décidé de proposer à un poste de commissaire européen un homme inconnu du grand public, Jonathan Hill, a augmenté avec son remaniement le risque de voir son pays sortir de l'UE, selon des analystes. Ils pointent aussi les dangers d'une telle stratégie pour l'avenir personnel de David Cameron.

"Cameron est en train de se diriger lui-même vers un coin de mur, au niveau européen et à la maison", estime Janis Emmanouilidis, du centre de réflexion European Policy Center, basé à Bruxelles.

alm/dh/jh

PLUS:hp