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Banque des Brics: Le Brésil n'a pas l'intention de s'éloigner du FMI (Rousseff)

16/07/2014 11:32 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:12 EDT

Le Brésil est indépendant du Fonds monétaire international (FMI) mais n'a pas l'intention de s'en écarter à travers la nouvelle banque de développement fondée par les Brics, a assuré mercredi la présidente Dilma Rousseff.

"Nous n'avons aucun intérêt à nous éloigner du FMI. Au contraire, nous avons intérêt à le démocratiser, à le rendre le plus représentatif possible", a déclaré Mme Rousseff à Brasilia en marge du sixième sommet annuel des Brics.

Dilma Rousseff a rappelé que le Brésil et les Brics dans leur ensemble, réclamaient, comme ils l'ont souligné au dernier sommet du G-20, une réforme des institutions financières multilatérales comme le FMI.

"La distribution des quotas au sein du FMI ne reflète pas le pouvoir ni les corrélation entre les forces économiques", a souligné la présidente du géant émergent d'Amérique du sud, septième puissance économique mondiale.

Les puissances émergentes des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui s'estiment sous-représentées au sein du FMI, ont créé mardi leur propre banque et un fonds de réserves, posant la première pierre d'une nouvelle architecture financière face à l'hégémonie occidentale, au premier jour de leur sommet annuel qui s'achève mercredi.

Cette nouvelle banque, dont le siège sera à Shanghaï et qui est destinée à financer les grands travaux d'infrastructures, sera dotée d'un capital initial de 50 milliards de dollars, avec une force de frappe potentielle de 100 milliards.

"Le Brésil ne dépend pas du FMI. Il déjà remboursé sa dette et depuis lors n'a jamais plus dépendu de lui et cette institution n'a jamais plus dirigé la politique (économique) brésilienne", a déclaré Mme Rousseff à Brasilia en marge du sommet des Brics.

"Notre relation avec le FMI est passée de celle de pays endetté à celle de contributeur. Pendant la crise de l'euro, nous avons contribué au pare-feu financier pour éviter que la situation n'empire. Notre relation avec le FMI est une relation d'indépendance", a commenté Mme Rousseff devant la presse, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre indien, Narendra Modi.

Le présidente de gauche a souligné que la banque des Brics aurait une posture différente de celle du FMI envers les pays en développement sans renoncer à la rigueur financière.

"Nous aurons toujours une attitude très généreuse concernant nos prêts. Mais ils seront débloqués selon des critères de bonne gestion. Personne ne sortira d'ici en effectuant une opération financière sans fondements techniques, sans bases ni évaluation", a-t-elle souligné.

Mme Rousseff a par ailleurs nié que la Brésil ait cédé en acceptant que le premier président de la nouvelle banque des Brics soit un Indien, alors que Brasilia briguait aussi ce poste.

"Nous avons un système rotatif de gestion, un standard égalitaire dans lequel tous les pays ont le droit d'assumer la direction", a-t-elle argumenté.

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