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USA: un militant et lauréat du Pulitzer arrêté par la police des frontières

15/07/2014 01:32 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

Le militant sans papiers José Antonio Vargas, lauréat du prestigieux prix Pulitzer de journalisme, a été arrêté par la police américaine dans une ville frontalière avec le Mexique mardi.

"Oui, nous le détenons", a indiqué Joe Gutierrez, porte-parole de la police des frontières (Customs and Border Patrols) à l'AFP, sans donner plus de détails.

L'association fondée par M. Vargas pour défendre les droits des sans-papiers, "Define American", a par ailleurs publié un communiqué mardi affirmant qu'il était "toujours en détention".

Des représentants de "Define American", dont M. Vargas, se sont rendus dans la ville de McAllen au Texas pour "se joindre (aux autres ONG) +United We Dream+ et +Minority Affairs Council+ afin d'humaniser les histoires des enfants et familles qui fuient les régions les plus dangereuses d'Amérique centrale", poursuit le communiqué.

"Il est devenu évident pendant que nous étions là, dans cette ville frontalière, que le fondateur de notre organisation José Antonio Vargas n'allait peut-être pas être en mesure de quitter McAllen, une situation que vivent des milliers de sans-papiers coincés à la frontière", ajoute-t-il.

"Notre Amérique est meilleure que ça: plus humaine, avec plus de compassion, et nous nous battons pour une meilleure Amérique, (pour) un pays que nous aimons mais qui doit encore nous reconnaître" en tant que citoyens, a pour sa part déclaré José Antonio Vargas, cité dans le communiqué.

M. Vargas, âgé de 33 ans, est né aux Philippines et a été élevé aux Etats-Unis à partir de l'âge de 12 ans. Il a fait partie d'une équipe du quotidien américain Washington Post lauréate d'un prix Pulitzer, la plus haute distinction du journalisme aux Etats-Unis, pour sa couverture de la tuerie de l'université Virginia Tech en 2008.

Les Etats-Unis font actuellement face à un afflux d'immigrés clandestins, principalement des enfants, qui voyagent seuls sans parents. Plus de 57.000 d'entre eux sont déjà passés illégalement aux Etats-Unis depuis octobre, en majorité depuis le Texas, selon des chiffres du gouvernement américain. Ils viennent essentiellement d'Amérique centrale d'où ils fuient la pauvreté et la violence.

ved/sam

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