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USA: 40 sans-papiers honduriens expulsés, la Maison Blanche y voit un exemple

15/07/2014 04:40 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

La Maison Blanche a estimé mardi que l'expulsion de 40 femmes et enfants sans-papiers vers le Honduras était le signe que Washington n'avait pas l'intention d'accueillir les clandestins à "bras ouverts".

Ces 40 clandestins, rapatriés depuis le Nouveau-Mexique (sud-ouest des Etats-Unis) lundi, sont devenus le signe emblématique que cherche l'administration Obama pour prouver qu'elle tente d'endiguer la vague de mineurs clandestins venus d'Amérique centrale.

Selon des responsables américains, ce type d'expulsions vers l'Amérique centrale est appelé à se poursuivre.

Le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest veut y voir un signe envoyé à tous les parents de cette région pour les décourager de mettre leurs enfants sur les routes en direction des Etats-Unis. Car, a-t-il dit, ils ne seront pas reçus "les bras ouverts" sur le territoire américain.

Ces expulsions "reflètent les efforts déployés par l'administration pour augmenter les ressources affectées au traitement de cette hausse" du nombre de clandestins observée ces dernières semaines, a ajouté le porte-parole.

Le président Barack Obama a réclamé la semaine dernière au Congrès une enveloppe de 3,7 milliards de dollars pour répondre à cet afflux d'enfants clandestins à la frontière avec le Mexique.

Selon l'exécutif américain, ces fonds permettraient d'augmenter les capacités d'arrestation et de détention de clandestins qui traversent la frontière, accélérer les expulsions d'adultes et renforcer les services aux réfugiés mineurs non accompagnés.

Depuis le mois d'octobre 57.000 d'entre eux ont été appréhendés sur le sol américain. Ils viennent dans leur immense majorité du Salvador, du Honduras et du Guatemala pour fuir la violence et la pauvreté.

Lors d'un récent déplacement au Texas, M. Obama avait lui-même exhorté les parents d'Amérique centrale à ne pas envoyer leurs enfants vers les Etats-Unis.

Mais à Washington, les républicains, qui dominent la Chambre des représentants, estiment que le président est responsable de l'afflux de clandestins, à cause de sa décision en 2012 de régulariser pour une période renouvelable de deux ans des centaines de milliers de jeunes sans-papiers, créant selon eux un appel d'air.

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