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UE: de nouvelles sanctions contre la Russie "très probables" (diplomate)

15/07/2014 06:33 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT

De nouvelles sanctions contre la Russie et les séparatistes prorusses en Ukraine "semblent très probables", a-t-on appris mardi de source diplomatique à la veille d'un sommet de l'UE où la décision finale sera prise.

Selon cette source, les Etats membres ont préparé un ensemble de nouvelles mesures, notamment le gel de programmes en Russie menés par la Banque d'européenne d'investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Des pourparlers seraient aussi en cours pour "ajouter de nouveaux noms à la liste des sanctions ciblées", a-t-elle ajouté.

L'Union européenne a jusqu'ici interdit la délivrance de visas et gelé les avoirs d'une soixantaine de personnalités russes et ukrainiennes impliquées dans l'escalade du conflit entre les deux pays, mais sans imposer de sanctions économiques d'envergure sur certains secteurs, une étape connue à Bruxelles comme la phase trois.

"Nous ne sommes pas dans la phase deux ou trois mais dans quelque chose de différent", a affirmé la source diplomatique, ajoutant que cette décision d'envisager de nouvelles sanctions n'était "pas due à une pression des Etats-Unis".

Le sommet de mercredi aura essentiellement pour objectif de nommer les principaux responsables européens, notamment le successeur de Catherine Ashton à la tête de la diplomatie européenne.

Les 28 chefs d'Etats européens discuteront également des dernières évolutions du conflit en Ukraine alors que Washington insiste pour que des sanctions plus strictes soient prises à l'encontre de la Russie.

L'UE est divisée sur leur étendue et leur intensité dans la mesure où certains Etats membres, comme l'Italie et l'Allemagne, ont des relations économiques très étroites avec Moscou.

Une autre source proche du dossier a affirmé que parmi les options de nouvelles sanctions soumises mercredi aux dirigeants de l'UE figurerait une éventuelle suspension des investissements de la BEI.

"Certaines des entités et personnes qui seront ajoutées à la liste (de nouvelles sanctions) figurent déjà dans celle des Etats-Unis", a déclaré cette même source.

L'Allemagne et la France sont les fervents avocats parmi les Etats membres de la mise en place d'une trêve en Ukraine dans l'espoir d'éviter de nouvelles sanctions contre la Russie, dont l'UE est dépendante en matière d'énergie.

Les Etats-Unis ont fait pression sur les responsables européens pour qu'ils imposent des restrictions sur les ventes d'armes et étendent leurs sanctions financières.

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