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Disparitions à Calgary: Douglas Robert Garland a souffert de troubles mentaux et a un dossier criminel bien garni

15/07/2014 06:41 EDT | Actualisé 14/09/2014 05:12 EDT
CP

CALGARY - En apparence, Douglas Robert Garland est un homme ordinaire, un chauve de 54 ans de taille moyenne, avec des lunettes. Il marche dans la rue sans attirer les regards.

Mais pendant plus d'une semaine, il a été au centre d'une enquête de la police de Calgary sur la mystérieuse disparition d'Alvin et Kathryn Liknes et de leur petit-fils de cinq ans, Nathan O'Brien.

Tard lundi, il a été accusé de les avoir tués.

La police a révélé que Garland avait des liens avec la famille Liknes, sa soeur formant un couple avec un membre de la famille.

Des médias ont également rapporté que Garland et Alvin Liknes avaient une relation d'affaires. Citant des sources anonymes, Radio-Canada a indiqué que leurs relations auraient tourné au vinaigre en raison d'une dispute au sujet d'un brevet.

Les autres informations au sujet de Garland ont été tirées de documents juridiques, qui révèlent que malgré son intelligence, Garland a souffert de troubles mentaux. Son dossier criminel est bien garni.

Ses condamnations ont cependant été liées à des délits non violents. Il a fait face à des accusations de possession d'armes et de voies de fait dans les années 1980 et 1990, mais elles ont été abandonnées.

Les documents de la cour révèlent que Garland était suffisamment intelligent pour être accepté en médecine, fuir les autorités après des accusations liées à la drogue, obtenir un emploi dans un laboratoire sans les compétences requises et remporter un procès contre le gouvernement fédéral en se défendant lui-même.

Un document indique qu'après un an à étudier la médecine en Alberta, Garland a fait une dépression. Il souffrirait également d'un trouble de déficit de l'attention et aurait subi un traumatisme après un accident de voiture qu'il aurait causé en s'endormant au volant.

En 1992, il a été arrêté pour avoir fabriqué des amphétamines sur la ferme de ses parents. Des documents précisent cependant qu'alors qu'il était libre sous caution, il a fui vers Vancouver où il a pris le nom d'un adolescent décédé.

En cavale, Garland a menti sur sa formation pour obtenir un emploi dans un laboratoire testant des pesticides, des herbicides et des composés organiques. Ses connaissances lui ont permis de devenir superviseur. Mais après quatre ans, il a fait une autre dépression et a perdu son emploi en 1997.

Deux années plus tard, alors qu'il travaillait à l'Institut de la technologie de la Colombie-Britannique, la GRC l'a arrêté.

Il a plaidé coupable aux accusations liées à la drogue et a été condamné à 39 mois de prison, en plus d'un mois additionnel pour possession de matériel volé.

La Commission nationale des libérations conditionnelles lui a accordé sa libération après six mois, notant dans sa décision qu'une accusation de possession d'arme avait été abandonnée en 1988, une autre, de voies de fait, l'avait été en 1989 et qu'en 1999, une autre accusation en lien avec les armes avait été retirée.

Un psychologue avait cependant déterminé que Garland ne présentait pas de risque de violence pour autrui.

Après sa libération, Revenu Canada a accusé Garland d'avoir utilisé un faux nom et un faux numéro d'assurance sociale lorsqu'il a réclamé de l'assurance-emploi après la perte de son travail au laboratoire. Garland a déposé une poursuite contre l'agence et, se représentant lui-même, a remporté sa cause.

Garland a été interrogé au sujet de la disparition à Calgary il y a plus d'une semaine et la police l'a détenu, l'accusant de continuer à utiliser la fausse identité qu'il avait adoptée à Vancouver.

Son avocat n'a pas retourné les appels, lundi, après le dépôt des accusations pour meurtre.

L'accusé n'a rien dit aux journalistes après son arrestation. Il devra se représenter en cour mercredi.

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