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L'ex-Femen Amina Sboui sera jugée pour «dénonciation mensongère»

15/07/2014 04:26 EDT | Actualisé 15/07/2014 04:27 EDT
Facebook/Amina Sboui

L'ancienne Femen tunisienne Amina Sboui, soupçonnée d'avoir menti à propos de l'agression dont elle dit avoir été victime début juillet, a été laissée en liberté après sa garde à vue mardi et sera jugée pour "dénonciation mensongère", a dit son avocat à l'AFP.

L'ancienne membre des Femen avait porté plainte le 7 juillet, affirmant avoir été agressée la veille à Paris par cinq "islamistes" qui, selon ses dires, avaient entrepris de lui raser les cheveux et les sourcils.

La militante féministe avait raconté avoir été sortie de force du métro parisien, au petit matin, par un homme qui l'avait ensuite conduite dans la rue, près de la place de Clichy, où l'auraient attendue ses agresseurs.


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Joint par l'AFP, son avocat, Me Martin Pradel, a dit que sa cliente maintenait sa version des faits. "Comme la vidéosurveillance ne permet pas de recouper sa dénonciation et qu'elle a dit que manifestement, son agression avait été filmée, les policiers en déduisent qu'elle a fantasmé la scène. C'est sidérant", a-t-il affirmé.

Selon lui, sa cliente a gardé le silence durant sa garde à vue, "car les policiers ne jouent pas la transparence. Ils ne veulent pas lui dire de quels éléments ils disposent pour la poursuivre".

"Quel intérêt aurait-elle à inventer cette agression et à dire qu'elle a été filmée par la vidéosurveillance?", a aussi demandé l'avocat. Il a précisé qu'Amina Sboui était convoquée pour être jugée en octobre à Paris pour "dénonciation mensongère".

Amina Seboui avait fait deux mois et demi de détention provisoire en Tunisie en 2013 pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière de Kairouan (150 km au sud de Tunis) afin de dénoncer la tenue d'un rassemblement salafiste.

Après avoir reçu des marques de soutien des autres Femen, elle avait décidé de quitter ce mouvement féministe en dénonçant son "islamophobie".

L'une des fondatrices du mouvement Femen, Inna Shevchenko, avait réagi sur Twitter après la garde à vue d'Amina:

"Très mauvais de blesser le féminisme et les victimes d'agressions réelles comme ça, Amina..."


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