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Nucléaire: la négociation avec l'Iran est "très dure" (Kerry)

14/07/2014 11:22 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a reconnu lundi que la négociation avec l'Iran pour tenter de parvenir à un accord sur le nucléaire était "très dure".

"Nous sommes au milieu de pourparlers sur la prolifération nucléaire et pour freiner le programme de l'Iran, et je peux vous dire que c'est une négociation très dure", a déclaré M. Kerry à son équipe de l'ambassade américaine à Vienne.

Le secrétaire d'Etat a également salué le rôle de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), dont le siège est à Vienne, pour son "rôle central" dans la non prolifération nucléaire.

M. Kerry a eu lundi matin une discussion de près de deux heures avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif mais s'est borné à déclarer à la presse à l'issue de cette rencontre: "nous travaillons très dur".

Le secrétaire d'Etat américain est depuis dimanche dans la capitale autrichienne pour tenter de débloquer les négociations avec l'Iran à l'approche de la date butoir du 20 juillet, censée marquer la conclusion d'un accord définitif sur le programme nucléaire iranien.

Les ministres des Affaires étrangères allemand, français et britannique avaient également fait le déplacement dimanche, mais aucune percée n'avait été enregistrée à l'issue d'une après-midi de discussions.

La négociation achoppe sur la capacité d'enrichissement d'uranium réclamée par l'Iran. Enrichi à un haut niveau, l'uranium permet de fabriquer la bombe atomique. La communauté internationale soupçonne Téhéran de vouloir se doter de la bombe, alors que l'Iran affirme que son programme nucléaire est uniquement à vocation civile.

Les grandes puissances et Téhéran ont conclu en novembre 2013 un accord intérimaire prévoyant un gel du programme iranien contre une levée limitée des sanctions qui asphyxient l'économie de ce pays, mais ils sont censés aboutir à un accord définitif le 20 juillet.

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