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Mondial-2014 - La Chine met à jour des paris clandestins pour 2,14 milliards EUR (médias)

14/07/2014 07:00 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

La police chinoise a démantelé des cercles de paris sportifs clandestins sur les rencontres de la Coupe du monde de football, impliquant au total l'équivalent de plus de 2,14 milliards d'euros, ont rapporté lundi des médias officiels.

Les jeux d'argent sont interdits par Pékin, sauf lorsqu'ils sont gérés par le gouvernement ou que leurs profits sont reversés à des oeuvres de charité.

Mais en pratique, les officines et sites internet de paris clandestins, qui proposent des cotes plus attractives que les bookmakers officiels, ont été assidûment fréquentés durant le Mondial...

"108 personnes ont été interpellées (durant la Coupe du monde), pour des cas impliquant un volume d'argent total de 18 milliards de yuans (2,14 milliards d'euros)", a indiqué le journal Guangming Ribao, citant des chiffres de la police.

Le nombre de cercles de paris clandestins démantelés n'était pas précisé.

Les montants sont impressionnants, mais ne sont probablement qu'une petite fraction des sommes pariées de façon illicite en Chine sur les rencontres de la Coupe du monde, qui a suscité un vif engouement dans le pays.

De l'avis des experts, les paris clandestins dépassent de loin les paris légaux.

Or, selon des estimations publiées par les médias chinois, les bookmakers officiels --affiliés aux gouvernement locaux-- devraient avoir enregistré des mises dépassant 10 milliards de yuans au total (soit 1,2 milliard d'euros) sur l'ensemble de la compétition, qui s'est achevée dimanche par la victoire allemande.

Les Chinois placent habituellement leurs paris clandestins via des sites internet illégaux, qui exigent souvent le versement de "frais d'adhésion" substantiels --en échange de gains plus attractifs en cas de pari réussi.

En mai, la police de Shanghai avait arrêté 63 personnes impliquées dans un réseau illégal de paris en ligne, par lequel plus de 113 milliards de yuans (13,4 milliards d'euros) auraient transité.

Vu l'ampleur de la demande, les restrictions officielles ont encouragé l'essor d'alternatives illégales "difficiles à réguler", avait récemment expliqué à l'AFP Wang Xuehong, expert sur le sujet à l'Université de Pékin.

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