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Les Etats voisins de la Libye appellent à un dialogue national libyen

14/07/2014 07:00 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

Les Etats voisins de la Libye ont appelé lundi à l'issue d'une réunion en Tunisie à un dialogue national et annoncé la mise en place de commissions sécuritaire et politique pour tenter d'aider le pays à sortir de l'anarchie.

Les représentants de la Tunisie, de l'Algérie, du Soudan, de l'Egypte, du Tchad et du Niger, réunis à Hammamet, au sud de Tunis, en présence de l'ambassadeur de Libye en Tunisie, ont pressé "toutes les parties (...) en Libye de résoudre leurs conflits par le dialogue".

Les Etats voisins ont également annoncé s'être accordés sur la mise en place de deux commissions. L'une, présidée par l'Algérie, devra "suivre les questions sécuritaires et militaires, y compris la surveillance des frontières".

L'autre, dirigée par l'Egypte, aura pour mission de "contacter la classe politique et les composantes de la société civile en Libye" en vue de faciliter la mise en place d'un dialogue national.

Ces deux commissions doivent remettre leur rapport fin juillet au chef de la diplomatie tunisienne, qui les exposera à son tour à ses homologues lors de la prochaine réunion des Etats voisins, qui devrait avoir lieu en Egypte au cours de la première quinzaine d'août.

Les participants ont également souligné "la nécessité de remédier (au problème des) foyers du terrorisme en Libye, qui sont une source d'inquiétude" pour la Libye et ses voisins.

A l'ouverture de la réunion dimanche soir, le président tunisien Moncef Marzouki avait insisté sur la nécessité d'une solution "politique et pacifique" en Libye.

"L'instabilité résultant de la prolifération des armes, parallèlement au danger terroriste avec l'apparition de groupes extrémistes (...), est un défi central dans le processus de transition démocratique en Libye et représente une source de menaces pour tous les Etats voisins", a-t-il dit.

Des représentants de la Ligue arabe et de l'Union africaine ont pris part à la réunion. Mais signe de l'anarchie régnant en Libye, le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Abdelaziz n'a pas pu se rendre à Hammamet.

L'aéroport de Tripoli a en effet été fermé après une attaque dimanche de milices islamistes, déterminées à en chasser les brigades anti-islamistes de Zenten, une ville à 170 km au sud-ouest de la capitale.

ms-iba/fcc

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