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GB: William Hague, le départ d'un surdoué de la politique

14/07/2014 08:47 EDT | Actualisé 13/09/2014 05:12 EDT

Le conservateur William Hague, qui a provoqué la surprise en démissionnant lundi soir de son poste de ministre des Affaires étrangères, est un intellectuel arrivé très tôt en politique, dont il a connu les tourments puis les sommets.

Salué comme "l'une des étoiles du parti conservateur pour toute une génération" par David Cameron, dont il a un temps été le rival, cet eurosceptique de 53 ans au crâne dégarni a précisé qu'il ne se représenterait pas comme député en 2015 et comptait "revenir à l'écriture".

D'ici là, il sera leader de la Chambre des communes, un poste qui sera le dernier d'un engagement "politique en première ligne".

Député depuis 26 ans et à la tête du Foreign Office depuis quatre ans, William Hague n'a que 36 ans quand il devient le chef des Tories en 1997, après la déroute électorale de John Major.

Mais il n'arrive pas à aller au bout de ses ambitions et échoue aux élections de 2001, après une campagne menée sur le rejet de l'euro et l'immigration. Le revers précipite son départ de la direction des Tories.

Il reste ensuite simple député de Richmond, dans le Yorkshire (nord), sa région natale.

Jusqu'à ce que M. Cameron le persuade en 2005 de devenir son porte-parole aux Affaires étrangères.

La vocation politique de William Hague lui est venue très tôt: pour son 15e anniversaire, sa mère lui offre une carte de membre du parti conservateur.

Un an plus tard, en 1977, il se fait remarquer en prononçant un discours lors du congrès annuel des Tories, sous les yeux admiratifs de Margaret Thatcher, qui devient son mentor.

Avec elle, il partage le même rejet viscéral de l'Europe et la confiance en soi de ceux qui ne doutent pas de leur destinée. Cette assurance accompagnera toujours ce fils d'entrepreneur, né le 26 mars 1961 dans une famille de quatre enfants.

Elle imprègne toutes les prises de parole de cet ancien brillant élève, diplômé en philosophie, sciences politiques et économie, et ex-président des étudiants conservateurs et de l'Oxford Union, un fameux club de débats.

Cet eurosceptique s'était particulièrement illustré dernièrement pour son engagement aux côtés d'Angelina Jolie dans la lutte contre les viols en temps de guerre.

Marié à une Galloise, Ffion, il est l'auteur de deux livres, l'un sur l'homme politique William Pitt Le Jeune, l'autre sur l'abolitionniste William Wilberforce.

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