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Une centaine d'Egyptiens manifestent contre l'offensive israélienne sur Gaza

13/07/2014 02:36 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

Une centaine de personnes ont manifesté dimanche soir au Caire pour dénoncer l'offensive de l'aviation israélienne sur la bande de Gaza qui a tué en moins d'une semaine plus de 160 Palestiniens, a constaté un journaliste de l'AFP.

Parti du syndicat des journalistes, habituel lieu de départ des manifestations dans la capitale égyptienne, le cortège a ensuite défilé dans le centre du Caire, les manifestants saluant "la résistance palestinienne" et dénonçant la position égyptienne.

"A bas la politique de normalisation", ont-ils notamment scandé alors que l'Egypte est le premier pays arabe a avoir signé, en 1979, des accords de paix avec l'Etat hébreu.

"La Palestine est arabe et Sissi a trahi la cause" palestinienne, ont-ils poursuivi, faisant référence à l'ex-chef de l'armée, Abdel Fattah al-Sissi, récemment élu président après avoir destitué il y a un an l'islamiste Mohamed Morsi, grand allié du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.

Le gouvernement égyptien affirme être en contact à la fois avec Israël et le Hamas mais s'être heurté à "l'entêtement" des protagonistes, appelant la communauté internationale à intervenir. Samedi, M. Sissi a prévenu que l'escalade du conflit coûterait d'autres "vies innocentes".

"Nous sommes ici pour condamner l'agression israélienne (...) et pour faire pression sur les autorités égyptiennes (...) pour que le point de passage de Rafah soit ouvert en permanence et pas seulement pour les blessés", a déclaré à l'AFP l'un des manifestants, Ramy Chaath.

Le terminal frontalier de Rafah est l'unique accès au territoire palestinien qui ne soit pas contrôlé par Israël. Depuis la destitution de M. Morsi en juillet 2013, Le Caire ferme très régulièrement le passage et ne l'ouvre qu'épisodiquement, notamment pour laisser passer des convois humanitaires.

M. Chaath a ajouté que les organisateurs n'avaient demandé aucune autorisation pour la tenue de cette manifestation, alors qu'une récente loi controversée interdit tout rassemblement n'ayant pas obtenu l'aval du ministère de l'Intérieur.

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