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GB/Iran: "Confiance à Rohani mais jugez-le sur ses actes" (rapport parlementaire)

13/07/2014 07:01 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

Il faut "faire confiance" au président iranien Hassan Rohani sur la question du nucléaire, mais aussi le "juger sur ses actions et non ses mots", recommande un rapport de la Commission britannique des affaires étrangères dévoilé lundi.

Le rapport a été rédigé avant la réunion des puissances occidentales dimanche à Vienne pour tenter de débloquer le dossier, à huit jours de la date butoir permettant d'aboutir à un accord définitif.

Le Foreign Affairs Committee souligne que "le président Rohani doit être considéré comme quelqu'un qui cherche vraiment un accord durable sur le nucléaire iranien avec les 5+1" (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Allemagne) et qu'il bénéficie d'une "crédibilité et d'une autorité au plus haut niveau dans son pays".

"Mais c'est un pragmatique qui espère une levée des sanctions (économiques pesant sur l'Iran) et pas nécessairement un réformiste". Il doit en conséquence être "jugé sur ses actes et non ses mots", dit le rapport.

La Commission estime que "la capacité de l'Iran devrait être limitée de sorte qu'il faille au moins six mois pour produire suffisamment d'uranium enrichi nécessaire à une bombe nucléaire" ce qui laisserait "suffisamment de temps pour le détecter et en référer au Conseil de sécurité des Nations Unies".

La capacité d'enrichissement d'uranium et le nombre de centrifugeuses que conserverait l'Iran après un accord est l'un des points les plus délicats de la discussion. L'enrichissement poussé à un haut niveau de pureté peut servir à fabriquer l'arme atomique. A un faible niveau, il sert à alimenter les centrales nucléaires pour produire de l'électricité.

"Si nous faisons confiance à l'Iran, l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) doit avoir le droit à des inspections inopinées et intrusives de toutes les facilités nucléaires iraniennes, des produits, plans et archives", selon le président de la commission, Richard Ottaway.

Le Foreign Affairs Committee salue par ailleurs la réouverture de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran. La décision de la fermer en 2011, lorsqu'elle a été mise à sac, était certes "inévitable" mais a aussi nui à la "visibilité et à l'influence" du Royaume-Uni en Iran.

jk/mr

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