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Gaza: Hollande appelle de nouveau au "cessez-le-feu"

13/07/2014 03:04 EDT | Actualisé 12/09/2014 05:12 EDT

François Hollande a une fois encore appelé dimanche à un cessez-le-feu "le plus rapidement possible" entre Israël et les Palestiens à Gaza, dans son discours aux armées à la veille du 14 juillet.

Au Proche-Orient "s'est mis en oeuvre un enchaînement, une escalade avec des tirs de roquettes venant de Gaza et avec les répliques venant d'Israël, et des victimes palestiniennes en grand nombre", a déclaré le président de la République dans les jardins de l'Hôtel de Brienne, à Paris.

"Le rôle de la France, toujours, c'est de faire en sorte que le message de paix puisse être prononcé et qu'un cessez-le-feu puisse être le plus rapidement possible décidé", a-t-il ajouté. "Nous ne ménagerons aucun effort, aucune peine pour y parvenir parce que c'est trop important, surtout dans cette région-là du monde", a-t-il dit.

M. Hollande a rappelé par ailleurs que, "depuis près de 3 ans, 150.000 Syriens sont morts parce que la communauté internationale est restée trop impuissante" face à ce qui se produisait en Syrie, "avec des conséquences maintenant en Irak".

"La menace est aussi aux portes de l'Europe", a-t-il souligné. "Au moment où je parle, il y a des Ukrainiens qui meurent parce il n'y a pas eu, malgré tous nos efforts, la place suffisante pour la diplomatie pour là encore produire un cessez-le-feu et définitivement assurer la souveraienté et l'intégrité de l'Ukraine", a-t-il ajouté.

"Nous souhaitons vivement qu'il y ait un cessez-le-feu immédiat pour retrouver la trève de 2012 et amorcer un processus de paix. On comprend qu'Israël défende ses populations civiles mais il faut qu'elle respecte aussi le droit international", a déclaré de son côté sur France 2 le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

"Et le bon moyen, a-t-il ajouté, c'est que les deux parties arrêtent l'escalade dramatique en ce moment".

Interrogé sur ce qu'il entendait par l'attitude d'Israël vis-à-vis du droit international, le ministre a répondu qu'il y avait "sans doute de la mesure à prendre et le respect des populations civiles est tout à fait indispensable".

"Cela ne peut se produire que si un cessez-le-feu intervient", a-t-il conclu.

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