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Mondial-2014: en pleine crise, les présidents d'Ukraine et de Russie en finale

12/07/2014 02:47 EDT | Actualisé 11/09/2014 05:12 EDT

En pleine crise entre la Russie et l'Ukraine, ses deux leaders assisteront dimanche à la finale de la Coupe du monde au Maracana de Rio avec d'autres chefs d'Etat, départ d'un marathon diplomatique au Brésil où se tiendra le sommet des BRICS.

Le président ukrainien Petro Porochenko a accepté l'invitation de la présidente Dilma Rousseff d'assister à la finale Allemagne-Argentine au Maracana où se trouvera également le président russe Vladimir Poutine parmi les spectateurs.

Les autorités brésiliennes ignorent si les deux leaders (russe et ukrainien) auront des conversations bilatérales mais ils seront assis à la même table lors d'un déjeuner -avant le match- avec Mme Rousseff et d'autres chefs d'Etat, dont la chancelière allemande Angela Merkel.

La visite de Porochenko intervient à un moment où les forces ukrainiennes avancent contre les rebelles prorusses dans l'Est du pays malgré les appels de l'Europe à un cessez le feu.

"Le président de l'Ukraine a confirmé vendredi qu'il viendrait à la finale", a indiqué samedi à l'AFP un porte-parole de la présidence brésilienne.

La présence de M. Poutine dont le pays sera l'hôte du Mondial-2018, avait été confirmée depuis des semaines.

Sa visite s'inscrit dans une série de rencontres que Mme Rousseff tiendra après la finale à commencer par une bilatérale avec M. Poutine lundi, lui donnant de la visibilité alors que la crise ukrainienne a terni son image, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis.

Fin juin, les deux présidents russe (exclu du G8) et ukrainien avaient eu une conversation téléphonique avec le président français François Hollande et la chancelière Merkel pour essayer de mettre un terme au conflit entre les autorités ukrainiennes et les séparatistes prorusses.

Kiev, l'Europe et Washington, accusent Moscou de financer et d'armer les séparatistes prorusses.

Vendredi, Porochenko s'est entretenu par téléphone avec Merkel et s'est dit prêt à un cessez-le-feu "bilatéral" dans l'Est.

Une réunion entre Merkel et Poutine à Rio a été confirmée vendredi par le Kremlin qui a ajouté que le président russe pourrait se réunir aussi avec les chefs d'Etat présents à la finale.

- La diplomatie du Mondial -

Le Brésil tiendra après le Mondial dès mardi à Fortaleza (nord-est du Brésil) le sommet des BRICS qui réunit les leaders des grands pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Ces pays critiquent l'hégémonie de l'Europe et des Etats-Unis dans les organismes internationaux et veulent plus de poids.

Mercredi, les leaders des BRICS se réuniront à Brasilia avec les présidents sud-américains, une région où ils ont des alliés importants.

Jeudi, le président chinois, Xi Jinping, lancera avec Mme Rousseff, le président cubain Raul Castro, l'Equatorien Rafael Correa et d'autres présidents, le "Forum Chine-Amérique Latine", qui confirme l'intérêt de la Chine en Amérique latine où Pékin se dispute le leadership commercial avec Washington.

"C'est la plus grande concentration de chefs d'Etat au Brésil depuis longtemps, une occasion pour le Brésil de montrer son leadership mais aussi son engagement avec la région", a déclaré à l'AFP Oliver Stuenkel, auteur du livre "Les BRICS et l'avenir de l'ordre mondial".

Pour clore cette intense semaine diplomatique, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, visitera vendredi le Brésil au moment où le Mercosur et l'Europe négocient un accord de libre échange bloqué par un retard dans la remise des offres.

La présidente brésilienne a également rencontré le vice-président américain Joe Biden venu assister à Brasilia à un match de l'équipe américaine: les conversations avaient abordé l'espionnage américain qui avait entraîné l'annulation d'une visite officielle de Dilma Rousseff à Washington, en octobre.

D'autres chefs d'Etat assisteront à la finale dont ceux d'Afrique du Sud, de Namibie et du Gabon.

La présidente argentine, Cristina Kirchner, qui souffre de maux de gorge n'assistera pas au match, a indiqué vendredi Dilma Rousseff.

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