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USA: Gates, Adelson et Buffett demandent au Congrès d'agir sur l'immigration

11/07/2014 11:48 EDT | Actualisé 10/09/2014 05:12 EDT

Trois des hommes les plus riches au monde, Bill Gates, Warren Buffett et Sheldon Adelson, ont vivement critiqué vendredi le Congrès américain pour l'impasse actuelle dans la réforme sur l'immigration.

"Quelles que puissent être les dispositions précises d'une loi, il est temps que la Chambre (des représentants, à majorité républicaine) rédige et adopte une loi qui reflète à la fois l'humanité de notre pays et son intérêt", ont écrit les trois hommes dans une rare tribune publiée par le New York Times.

"Les différences avec le Sénat (à majorité démocrate, ndlr) devront être négociées par les membres d'une commission conjointe, déterminés à parvenir à un accord", ajoutent-ils.

Bill Gates est le cofondateur de Microsoft et l'homme le plus riche au monde selon le magazine Forbes (76 milliards de dollars). Warren Buffett, président de Berkshire Hathaway Inc., est le quatrième (58,2 milliards) et Sheldon Adelson, un promoteur immobilier propriétaire de casinos, le huitième (38 milliards). Adelson, 80 ans, finance les républicains, Buffett, 83 ans, les démocrates, et Gates, 58 ans, des candidats des deux partis.

"Nous avons des opinions politiques différentes et nous aurions des préférences différentes sur les détails d'une loi réformant l'immigration", reconnaissent-ils. "Mais nous pourrions sans aucun doute rédiger un projet de loi acceptable pour chacun d'entre nous. Il est temps que ce genre de raisonnement arrive à Washington", insistent ces milliardaires. "Un Congrès qui ne fait rien sur ces problèmes prolonge par défaut une politique irrationnelle".

"Il est temps que 535 citoyens américains se souviennent de ce qu'ils doivent aux 318 millions qui les emploient", soulignent-ils encore, en référence aux 435 membres de la Chambre et 100 membres du Sénat.

Alors que les Etats-Unis comptent quelque 11 millions d'immigrants clandestins, une réforme des lois sur l'immigration, l'un des chantiers majeurs du président Barack Obama, a été adoptée en juin 2013 par le Sénat mais s'est enlisée à la Chambre, qui refuse d'y toucher avant les élections législatives de novembre prochain.

Cette semaine, le président Obama a également demandé au Congrès des crédits d'urgence pour répondre à l'afflux d'enfants clandestins non accompagnés arrivant d'Amérique centrale. Près de 57.000 ont été interpellés à la frontière avec le Mexique depuis octobre. Mais rien ne dit que sa demande sera acceptée.

bd/sam

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