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Mondial-2014/Argentine: Lavezzi en finale, sans blague?

11/07/2014 09:28 EDT | Actualisé 10/09/2014 05:12 EDT

Le facétieux attaquant argentin Ezequiel Lavezzi vit une drôle de Coupe du monde. Réserviste de luxe au début du tournoi, il a profité des malheurs de Sergio Agüero pour gagner ses galons de titulaire et reste une option valable pour la grande finale de dimanche face à l'Allemagne.

"Pocho" pourrait in fine être victime du retour de "Kun" Agüero, remis d'une blessure à la jambe gauche (il est entré en jeu en demi-finales contre les Pays-Bas), et du rétablissement d'Angel Di Maria, qui souffrait de problèmes musculaires.

Mais nul doute que le sélectionneur Alejandro Sabella pèsera le pour et le contre jusqu'au bout avant de définir son onze de départ. Car malgré une technique parfois brouillonne et ses faiblesses dans la finition, Lavezzi est un véritable battant et sa faculté à aller au charbon ne sera pas de trop pour tenter de forcer le verrou de la puissante défense allemande.

Faire partie des solutions possibles pour la finale est déjà en soi un succès pour l'attaquant, le dernier joueur du PSG encore en lice au Brésil. Ils étaient 11 sur la ligne de départ et c'est peut-être le plus inattendu de tous qui aura la chance d'être présent au coup d'envoi, le 13 juillet au Maracana de Rio de Janeiro.

L'ancienne idole de Naples, arrivé en 2012 dans la capitale, n'a jamais quitté le giron de la sélection argentine sans toutefois faire partie des premiers choix. Difficile en effet de se faire une place au sein d'une ligne d'attaque albiceleste trustée par les "Quatre Fantastiques", Lionel Messi, Agüero, Di Maria et Gonzalo Higuain.

- Limites -

Les circonstances et les malheurs physiques d'Agüero et de Di Maria ont changé la donne et l'ont propulsé en première ligne.

"Pour moi, c'est un rêve d'enfant qui se réalise, jouer une finale de Coupe du monde avec la sélection argentine", a-t-il ainsi déclaré après la qualification des siens pour la finale.

Sabella connaît parfaitement les limites de son joueur. Rapide et ne rechignant pas aux basses besognes, Lavezzi est en revanche d'une maladresse confondante devant le but. En deux saisons à Paris, il n'a inscrit que 23 buts, toutes compétitions confondues alors qu'il est l'un des hommes de base du PSG et a été régulièrement aligné que ce soit par Carlo Ancelotti ou son successeur Laurent Blanc.

Après un début d'année en fanfare sous le maillot parisien, il avait expliqué que ce déclic était "psychologique". Mais Lavezzi a été fidèle à la tradition au Brésil et n'a toujours pas trouvé le chemin des filets.

Le joueur de 29 ans a aussi respecté une autre facette de sa personnalité durant cette Coupe du monde. Connu pour ses blagues de potache, il n'a pas hésité à arroser son sélectionneur avec sa gourde alors que celui-ci lui donnait des consignes avant son entrée en jeu contre le Nigeria au 1er tour (3-2). L'image a fait le tour du monde et le délice des réseaux sociaux comme en 2013 quand il s'était assis sur le siège du pape François, lors d'une visite de l'équipe nationale au Vatican.

"Je l'ai senti nerveux, il fallait que je le détende un peu", a expliqué Lavezzi à propos de Sabella, qui ne lui en a visiblement pas tenu rigueur. Reste à savoir s'il aura de nouveau l'occasion d'amuser la galerie dimanche à l'issue de la finale.

kn/dhe

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