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Les "barrabravas" argentins, des supporters violents qui défient les Mondiaux

11/07/2014 04:47 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Les "barrabravas", hooligans argentins, ont pris part à de nombreux débordements lors de grands rendez-vous du football, parvenant à défier les autorités comme ils l'ont fait depuis le début du Mondial, même si des dizaines d'entre eux ont été arrêtés et expulsés.

Ces fanatiques s'enthousiasment autant pour un but de leur équipe que pour toute occasion de braver la loi. Et en Argentine, ils affichent une longue histoire où la violence est monnaie courante, avec un bilan de 187 morts et des centaines de blessés au cours des 40 dernières années, selon l'ONG Salvemos al Futbol (Sauvons le football).

Le Mondial-1982 en Espagne a été le premier événement international où se sont distingués ces supporters violents.

Au cours du Mondial-1986 au Mexique, avant la victoire finale de l'Argentine, une bataille rangée a eu lieu entre "barrabravas" et hooligans anglais, le jour où l'équipe de Diego Maradona a éliminé l'Angleterre.

C'est lors du Mondial sud-africain de 2010 que les premières mesures ont été prises contre les "barrabravas", débouchant sur une vingtaine d'expulsions. Un supporter avait trouvé la mort lors de violences le jour où l'Argentine a été éliminée par l'Allemagne en quart de finale.

Mais c'est le Mondial brésilien, où la sélection argentine s'est qualifiée pour la finale dimanche face à l'Allemagne, qui détient le record de "barrabravas" arrêtés et renvoyés dans leur pays.

A la veille de la fin de la compétition, 53 d'entre eux ont déjà été interpellés dans des stades ou refoulés à peine arrivés à la frontière.

Dans le seul stade Mineirao de Belo Horizonte (sud-est), une vingtaine de fanatiques argentins ont été arrêtés le 21 juin au cours du match Argentine-Iran.

C'est samedi dernier qu'est intervenue l'expulsion la plus polémique: celle du stade de Brasilia de Pablo Alvarez, alias "Bebote" (Gros bébé). Supporter célèbre du Club Independiente, il avait tenté de déjouer les contrôles en revêtant un maillot du club brésilien de Flamengo et en arborant une perruque verte, à l'occasion du match contre la Belgique.

Alvarez faisait partie d'une liste de 2.100 supporters considérés comme violents en Argentine et interdits de stade remise aux autorités brésiliennes avant la compétition dans le cadre d'un accord de coopération dans le domaine de la sécurité.

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