NOUVELLES

Iran: le groupe des six grandes puissances "est uni", assure la France

11/07/2014 07:59 EDT | Actualisé 10/09/2014 05:12 EDT

Le groupe des six grandes puissances chargées de trouver un accord avec l'Iran sur son programme nucléaire "est uni" pour aboutir à un texte "crédible, complet et durable", a affirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

Interrogé avant une réunion convoquée en urgence dimanche à Vienne des chefs de la diplomatie de ces grandes puissances - Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, France - avec des représentants russe et chinois, pour faire le point sur les négociations avec l'Iran, le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, a assuré que ce groupe était "uni sur un objectif: obtenir un accord crédible, complet et durable qui apporte toutes les garanties nécessaires que l'Iran ne cherchera pas à se doter de l'arme nucléaire".

Il était interrogé lors d'un point-presse pour savoir si les divergences d'approche évoquées par le ministre français Laurent Fabius en début de semaine étaient résolues.

"Alors que jusqu'ici les 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Allemagne) avaient une attitude très homogène, dans les derniers jours les représentants dans la négociation ont fait état d'un certain nombre de différences d'approche entre une partie des 5+1 et nos partenaires russes", avait déclaré mardi M. Fabius à des députés.

Il n'avait pas précisé sur quoi portaient les différences.

Dans la crise qui oppose depuis plus de dix ans les grandes puissances à l'Iran, l'enjeu des négociations menées ces dernières années réside tout à la fois dans l'objectif d'amener Téhéran à un compromis sur son programme nucléaire et dans celui de maintenir l'unité du groupe des six puissances dans leurs approches parfois éloignées. C'est à Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, qu'il revient de garantir cette unité jusqu'à aujourd'hui.

Les discussions entre les six et l'Iran sont censées s'achever le 20 juillet. Mardi, Laurent Fabius avait indiqué qu'"aucune des questions principales n'était résolue" alors que la Russie a fait état jeudi de "signes manifestes de progrès".

prh/nou/ml

PLUS:hp