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NBA/Racisme: Mme Sterling combative après les insultes de son mari

10/07/2014 06:50 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

La femme de Donald Sterling s'est montrée combative jeudi lors du procès qui l'oppose à son mari pour la vente de leur équipe de basket-ball les LA Clippers, après s'être fait traiter de "cochon" la veille par son mari.

Jeudi, au quatrième jour du procès, Shelley Sterling, séparée de son mari mais pas divorcée, est apparue souriante, sûre d'elle, plaisantant avec les avocats et le juge et contredisant avec fermeté l'avocat de M. Sterling Maxwell Blecher.

La veille, elle avait quitté la salle d'audience très secouée par des insultes proférées à son encontre par son mari, qui lui avait lancé "t'approche pas de moi, cochon".

M. Blecher a centré jeudi son interrogatoire sur des emails échangés entre les avocats de Shelley Sterling et une experte médicale qui a diagnostiqué une maladie d'Alzheimer chez son époux.

M. Blecher essayait de démontrer une connivence entre l'experte et le camp de Shelley Sterling mais celle-ci a fermement répondu qu'elle n'avait pas connaissance de ces emails et que son seul souci avait été la santé de son mari.

"Je voulais savoir ce qui se passait avec ses sautes d'humeur, ses cris, il y avait quelque chose qui clochait", a-t-elle déclaré.

Elle a même fait allusion à des colères piquées par son mari contre M. Blecher lui-même: "Vous vous souvenez comment il vous a parlé?"

Elle a longuement décrit comment son mari lui avait donné mandat pour vendre l'équipe, soulignant qu'il avait été "heureux" et "soulagé" qu'elle signe un accord de cession avec Steve Ballmer, l'ex-patron de Microsoft, pour la somme record de 2 milliards de dollars.

Comme on lui demandait si elle avait été surprise de sa volte-face et de sa décision de ne plus vendre, Mme Sterling a affirmé: "non, c'est lié à la maladie".

Elle a aussi fait valoir qu'elle n'avait aucunement besoin de l'argument de la démence pour tenter de le faire démettre de leur holding familiale: "Il m'avait donné un mandat pour la vente, je n'avais pas besoin de ça".

La veille, Donald Sterling avait affirmé que sa femme l'avait "trahi", ajoutant qu'il ne vendrait "jamais, jamais" les Clippers.

Le milliardaire de 80 ans est suspendu à vie par la NBA, la fédération du basket-ball américain, pour avoir proféré des propos racistes.

ved/gv

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