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L'UE compte 507,4 millions d'habitants, 100 millions de plus qu'en 1960

10/07/2014 05:50 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

L'Union européenne comptait 507,4 millions d'habitants au 1er janvier, soit environ 100 millions de plus que l'ensemble de ses actuels 28 pays membres en 1960, une hausse surtout due au solde migratoire, selon de premières estimations démographiques publiées jeudi par l'office européen de statistiques Eurostat.

La population de l'UE a augmenté d'1,7 million d'habitants l'année dernière, puisqu'elle comptait 505,7 millions d'habitants au 1er janvier 2013.

Ceci "résulte d'un accroissement naturel de la population de 80.000 personnes", soit la différence entre le nombre des naissances et celui des décès, et d'"un solde migratoire de 700.000 personnes", le reste de l'augmentation étant dû à des ajustements statistiques, explique Eurostat.

En 2013, 5,1 millions de bébés sont nés dans l'UE. Le taux brut de natalité a diminué par rapport à 2012, passant de 10,4 à 10 naissances pour 1.000 habitants.

Les taux de natalité les plus élevés ont été enregistrés en Irlande (15 pour mille), en France (12,3 pour mille) et au Royaume-Uni (12,2 pour mille). Les plus faibles ont été enregistrés au Portugal (7,9 pour mille), en Allemagne, Grèce et Italie (8,5 pour mille chacune).

Le taux brut de mortalité a été de 9,9 décès pour mille habitants dans l'UE, stable par rapport à 2012. Les taux de mortalité les plus élevés ont été enregistrés en Bulgarie (14,4 pour mille), Lettonie (14,3 pour mille) et Lituanie (14 pour mille) et les plus faibles à Chypre (6 pour mille), en Irlande (6,5 pour mille) et au Luxembourg (7 pour mille).

En conséquence, le plus fort accroissement naturel de la population a été enregistré en Irlande, loin devant Chypre, le Luxembourg et la France.

Treize pays ont en revanche connu plus de décès que de naissances : les pays les plus touchés par ce phénomène ont été la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Roumanie et l'Allemagne.

La France a gagné, en 2013, 238.700 habitants grâce aux naissances et le Royaume-Uni 205.600, pendant que l'Allemagne en perdait 210.000.

- L'Espagne perd le plus d'habitants -

En matière de solde migratoire, les plus positifs ont été enregistrés au Luxembourg (+19 pour mille), loin devant Malte (+7,6 pour mille) et la Suède (+6,8 pour mille). Chypre (-13,9 pour mille), la Lettonie (-7,1 pour mille) et la Lituanie (-5,7 pour mille) ont enregistré les soldes migratoires négatifs les plus élevés.

En chiffres absolus, c'est cependant l'Espagne qui a perdu le plus d'habitants à ce titre en 2013, avec un solde migratoire négatif de 257.000 personnes.

Les autres pays ayant mis en place des plans d'austérité en échange de programmes d'aide internationale ont également enregistré un solde migratoire négatif : le Portugal a perdu 36.000 habitants, la Grèce 52.000, l'Irlande 26.000 et Chypre 12.000.

A l'inverse, l'Allemagne a attiré, en provenance de l'étranger, 437.300 habitants supplémentaires et l'Italie 181.700.

Au total, en 2013, la population a augmenté dans 15 pays de l'UE, en particulier au Luxembourg, à Malte, en Suède, en Autriche, au Royaume-Uni et au Danemark. Elle a baissé dans 13, principalement en Lettonie, en Lituanie, à Chypre, mais aussi en Grèce, au Portugal, en Bulgarie et en Espagne.

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