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Les Tatars de Crimée accusent la Russie d'avoir choisi la répression

10/07/2014 01:11 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Les Tatars de la Crimée ont accusé jeudi la Russie d'avoir choisi la politique de la "répression" à leur encontre après le rattachement en mars de cette péninsule ukrainienne.

S'il a d'abord cherché à coopérer avec les Tatars, minorité musulmane qui représente 12% de la population de la Crimée, "aujourd'hui, le Kremlin a choisi un scénario de la répression", a déclaré le chef historique des Tatars et ancien dissident soviétique Moustafa Djemilev au cours d'une conférence de presse à Kiev.

M. Djemilev tout comme un autre leader tatar, Refat Tchoubarov, ont été interdits d'entrée en Russie, donc en Crimée pour cinq ans.

M. Tchoubarov a également accusé le FSB, les services de sécurité russes, de faire pression sur les opposants en Crimée.

"Pratiquement toute personne qui a une position militante a droit à un entretien avec le FSB" (issu de l'ex-KGB), a-t-il affirmé.

Après trois semaines d'occupation rampante par les forces russes, Moscou a annexé en mars la péninsule de Crimée à la suite d'un référendum jugé illégal par Kiev et la communauté internationale.

Les quelque 300.000 Tatars de Crimée ont largement boycotté le vote et disent faire face à des difficultés depuis la mise en place des autorités russes.

Dans un rapport publié en mai, l'ONU avait dénoncé le "harcèlement" et les "persécutions" visant les Tatars de Crimée, en majorité hostile au rattachement par la Russie.

Cette communauté turcophone a été accusée de collaborer avec l'Allemagne nazie pendant la deuxième guerre mondiale et déportée en Asie centrale, où près de la moitié de ses membres sont morts de faim et de maladies.

Les Tatars ont commencé à revenir en Crimée sous Mikhaïl Gorbatchev et sont devenus citoyens ukrainiens après l'indépendance de l'Ukraine en 1991.

os-neo/via/bds

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