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Les malversations à la Banque du Vatican sont "derrière nous", selon son président

10/07/2014 03:39 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

"Les opérations délictueuses" qui ont entaché la réputation de l'IOR - la "banque du pape"- sont "derrière nous", a assuré jeudi sur Europe 1 Jean-Baptiste de Franssu, tout juste nommé à la tête de cet établissement.

"Je crois qu'il y a eu beaucoup d'exagération, de focalisation sur cet établissement dans le passé", a déclaré M. de Franssu qui, en prenant les rênes de l'Institut pour les oeuvres de religion (IOR) est devenu le laïc français de plus haut rang au Vatican.

"Ceci-dit, il y a bien eu des opérations délictueuses. Mais elles sont derrière nous", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, les règles sont très strictes."

Plus généralement, a-t-il poursuivi, "le pape est guidé par trois grands principes en ce qui concerne les activités administratives et financières: la transparence, la responsabilité et la tolérance zéro. Il ne protègera personne (...) même au sein de l'Eglise."

L'IOR a été mis en cause pour recyclage d'argent sale, y compris de la mafia, et pour malversations dans la gestion des comptes.

En 2012 son ancien président italien avait été brusquement débarqué et la liquidation pure et simple envisagée.

Benoit XVI avait alors entamé une profonde réforme. Depuis, "environ 2.000 comptes ont été fermés", a précisé M. de Franssu.

Aujourd'hui, l'IOR a 15.500 clients: des congrégations, des diocèses et les personnes qui travaillent au Vatican, a-t-il précisé. La banque gère six milliards d'euros, dont deux milliards de dépôts et 3,4 sous forme de produits de gestion.

"Le but est de gagner de l'argent pour permettre au Saint Père et à l'Eglise de continuer à aider les pauvres et propager la foi", a souligné M. de Franssu.

Longtemps PDG d'Invesco-Europe, ce catholique pratiquant de 51 ans avait participé à la commission chargée à l'été 2013 de passer au peigne fin les dysfonctionnements du Vatican.

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